Poésie

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brig
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Poésie

Message par brig » 25 déc. 2016, 17:47

J'ai trouvé un poème qui est extrait d'un recueil et qui donne des similitudes avec le LDV :

Observant le ciel étoilé,
Neptune s'apprêtant à briller,
Me laisse tout le temps songer,
A ce que sera le nouveau monde,
La nouvelle ère toujours plus féconde.
Accueillant deux étoiles,
Le Soleil et Neptune,
Se dressant telle une toile,
Peinte sous un clair de lune.
Par ta nébuleuse solaire,
Tu féconderas une nouvelle Terre,
Qui portera elle aussi,
Reliefs, hommes et vie.
Une Terre au visage unique,
Formé par les ères et le volcanisme,
A nouveau, un temps féerique,
Sans la moindre mesure de mysticisme.
Honoré dans la pauvreté, que serait-ce dans la richesse ! méprisé dans la richesse, que serait-ce dans la pauvreté !

Pierre
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Re: Poésie

Message par Pierre » 09 janv. 2017, 23:07

En effet, ça laisse à penser que l'auteur est un lecteur !

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neuneu56
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Re: Poésie

Message par neuneu56 » 14 janv. 2017, 22:57

Très joli poème, effectivement, on s'en rapproche !

Mathieu

Re: Poésie

Message par Mathieu » 19 janv. 2017, 13:03

Et il répondit:
Est-ce bien moi qui ai parlé?
Ne me fallait-il pas aussi entendre ce qui a été dit?
Alors, comme il commençait à descendre les marches du temple, tout le peuple se mit à le suivre.
Et ayant rejoint son vaisseau, il se tint sur le pont.

Il se tourna alors de nouveau vers le peuple puis, en élevant la voix" il leur dit:
Gens d'Orphalese, le vent me presse de vous quitter.
Bien que je ne sois pas dans une aussi grande hâte que le vent" il me faut partir.
Car nous qui errons, toujours en quête d"une voie plus solitaire, ne commençons pas la journée là où nous avons terminé la précédente;

Et le soleil pour nous ne se lève pas là où il nous avait laissé au soir.
Car nous sommes en chemin même lorsque la terre sommeille.
Nous sommes comme les graines d'une plante vivace et c'est lorsque notre cœur est le plus mûr et le plus rempli que nous sommes livrés entre les mains du vent et dispersés sur la terre.

Mon séjour parmi vous fut bref et davantage le fut mon parler.
Mais dès que ma voix ne résonnera plus à vos oreilles et que vous n'aurez plus le souvenir de mon amour, je reviendrai parmi vous.
Et c'est par un cœur plus ouvert et par des lèvres plus dociles à l'esprit que je parlerai.
Soyez-en assurés, je reviendrai avec le retour des marées,

Et la mort dût-elle m'enfouir et le vaste silence devenir mon linceul, je parviendrais jusqu'à vous pour me faire comprendre.
Et ce n'est pas en vain que j'aurais sollicité votre écoute.
Car, pour peu que ce que je vous ai dit jusqu'ici soit vérité, cette vérité se révélera d'une voix plus claire et dans des mots plus propres à vous rejoindre dans vos pensées.
Je pars avec le vent, gens d'Orphalese, mais non pas pour me perdre dans le
néant.

Et si ce jour n'est celui de l'accomplissement de tous vos vœux et n'a pas donné
la pleine mesure de mon amour, qu'il soit la promesse d'un jour à venir.
Les vœux de l'homme peuvent changer, mais son amour ainsi que le désir de voir cet amour donner satisfaction à ses v~ux restent les mêmes.
Aussi ayez l'assurance que je ressurgirai du grand silence.
(...)
J'étais ainsi parmi vous, comme un lac dans les montagnes.
Je reflétais l'image des sommets et des flancs escarpés qui se dressent en vous et même les hordes fugitives de vos pensées et de vos désirs.
A l'étendue de mon silence se joignaient par mille ruisseaux les rires de vos enfants et par fleuves entiers, l'ardeur de vos jeunes gens.
Et lorsqu'ils se déversaient en moi, les ruisseaux et les fleuves ne laissaient pas de chanter.

Mais de tout ce qui se déversa en moi, ce qui me parut plus doux que le rire encore et plus ardent que le désir,
C'est l'illimité en chacun de vous; C'est l'homme immense dont vous n'êtes que les chairs et les ligaments,
C'est le chant dans lequel tous vos chants ne sont que des frémissements étouffés.
Et c'est en cet homme immense que vous trouverez votre immensité.
(...)
Cet homme immense que vous portez en vous est comme un chêne géant qui porterait une couronne faite de fleurs de pommiers.
Sa puissance vous attache à la terre, son parfum vous transporte dans les hauteurs et dans sa pérennité vous êtes immortels.
On vous a souvent comparés à une chaîne, dont chacun de vous serait aussi faible que le maillon le plus faible.
Mais ce n'est vous dire les choses qu'à moitié.

Il me faudrait aussi vous dire que vous êtes chacun aussi forts que le maillon le plus fort.
Et ce serait se faire une idée de la toute-puissance de l'océan à la légèreté de son écume, que de vous juger à partir de vos faits et gestes les plus menus.
Et ce serait tenir rigueur aux saisons de leur inconstance que de vous juger d'après vos défaillances.
Oui, vous êtes comme un océan,

De nombreux navires restent échoués sur vos rivages en attente de la marée, mais vous ne pouvez hâter l'afflux des eaux, car même l'océan ne peut le faire.
Oui, et vous êtes également comme les saisons.
Bien qu'en votre hiver vous semblez ne plus croire en votre printemps,
Il est un printemps qui se love en vous; il a un sourire sur ses lèvres ensommeillées et ne se laissera offenser par le doute.

Ne croyez surtout pas que je dis toutes ces choses afin que vous puissiez vous dire après;
" Il ne tarissait pas de louanges. Il nous a vu sous notre jour le meilleur. "
C'est que je prends soin de ne mettre en mots que ce dont vous avez déjà connaissance dans la pensée.
Et la connaissance par les mots n'est-elle pas l'ombre d'une connaissance silencieuse ?

Vos pensées et mes paroles ne sont que les pulsations d'une mémoire scellée où
se trouve enfermée la chronique des jours anciens,
Ainsi que des jours immémoriaux où la terre ne savait rien de nous ni d'elle-même,
Ainsi que des nuits où la terre était en proie aux convulsions de son chaos.
(...)
Et dans ma croyance j'étais aussi celui qui doute,
Car il m'a souvent fallu mettre le doigt dans ma blessure pour affermir ma croyance en vous et vous connaître davantage.
C'est nanti de cette conviction et de cette connaissance que j'affirme que vous n'êtes pas tout entier contenus dans votre corps,
Ni attachés à vos maisons ou à vos champs.

Ce que vous êtes vraiment se tient encore plus haut que les montagnes et court sur l'horizon avec le vent.
Ce n'est pas de ces choses qui se traînent vers le soleil pour se réchauffer ou se terrent dans des trous obscurs pour se protéger.
Mais une chose libre, un esprit qui recouvre la terre et s'épand dans l'éther.
Si ces paroles vous paraissent confuses, ne cherchez pas trop vite à les élucider.
(...)

Extrait Le Prophète ; Gibran : http://vivance-reliance.fr/wp-content/u ... ibran1.pdf

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