qui n’a point d’épée vende son vêtement et achète une épée

... Les règles de l'existence / Ce forum traite de sujets sur la troisième partie du Livre de Vie de l'Agneau.
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Mathieu

qui n’a point d’épée vende son vêtement et achète une épée

Message par Mathieu » 16 janv. 2017, 21:26

Suite à mon retour dominical du stand de tir sportif que je pratique régulièrement avec mes enfants déjà grands, j'ai baguenaudé sur les rivages paisibles ce forum.
Fussent-elles non dénuées de tout intérêt, les interrogations intellectuelles et spirituelles s’avèrent certes légitimes, cependant, il m'est modeste avis que le Nouveau monde ne sortira que du creuset de nos actes, à savoir qu'il ne s'offrira qu'aux disciples qui s'y sont préparés, qui seront en mesure de faire face et de survivre, matériellement j'entends.

Car le Disciplina est de toute évidence le générateur électromagnétique de tout talents ( au sens évangélique). Et non l'inverse. Ou encore, il s'agit de LA condition sine qua non d'une possible et souhaitable résurrection d'entre les morts ;
Car toute connaissance conceptuelle est vaine sans être sanctionnée par le passage de l'examen de sa mise en pratique, et ce, aussi vrai que l'esprit d'un apprenti forgeron ayant lu et compris tous les notes techniques inhérentes aux alliages issus du creuset reste néanmoins un ouvrier manchot devant le maniement des outils de forge, faute de s'y être préalablement exercé les reins.

Ainsi, une chose essentielle m'a sauté immédiatement aux neurones, lesquels ne sont pourtant pas même titulaires du BEPC  - je n'en avais pas besoin ; j'ai lu la Bible à 11 ans* ce qui m'a permis de devenir et de rester mon propre patron jusqu'à ce jour depuis avant même ma majorité - :

L 'Arche d'alliance se compose de trois niveaux, et selon mon modeste entendement l'échéance imminente exhorte à se tenir sur le pont supérieur du navire afin d'en éviter l'abordage. Gageons raisonnablement que le fait de se retrancher en cale ou sur le pont second présidera un naufrage. Non seulement le Livre de de vie de l'Agneau ne badine pas, qui plus est il rugit avec une mâchoire de lion :


(p.400 et 401) L’ultime combat
(11)La séparation des hommes est inéluctable. C’est pourquoi je sais que vous
allez au carnage car, pour vous éprouver, Dieu va lancer les incirconcis contre vous.
Je dis que dans vos familles, vos villages et vos villes, ceux qui ne croiront pas
tireront l’épée contre vous pour vous retenir. Cette ultime confrontation annoncée
depuis toujours est donc inévitable, et vous devrez vous armer pour vous défendre
d’eux jusqu’à la mort. Ne point le faire, serait consentir à Satan et réprouver Dieu qui
détruit le monde pour que vous puissiez vivre libres sur cette terre.

(12) Mettez alors en pratique cette recommandation de Jésus :
Maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, que celui qui a un sac
le prenne également, et que celui (une arme). Car je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d’arriver.
Ils dirent : Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit : Cela suffit.

(13) Toutefois, vous ne devrez point ôter la vie de ceux qui ne croient pas, car ce
combat-là ne vous appartient pas ! Non, gardez-vous bien de lever la main sur
quiconque, pour ne pas devenir des meurtriers. Cependant, s’ils s’opposent à votre
retrait dans les montagnes, en cherchant à vous retenir de force ou à vous faire
prisonniers, ou à vous tuer, alors par leur attitude, ils se condamneront eux-mêmes.
Car, pour aller dans le sens de Dieu, qui détruit le monde corrompu et les méchants,
vous devrez les supprimer jusqu’au dernier.


C'est une thématique bien connue par ceux qui, en attendant la parution du Livre de l'Agneau, se sont initié aux cycle de la Roue cosmique, telle que justement dressée par la Baghavad Gita (récit épique qui à l'instar des métaphores que dévoile le Petit Prince et Jonathan Livigstone le Goéland ne se destine à son origine ni à la religion, au sectarisme ou encore à un quelconque prosélytisme) :

( Extrait)
Chapitre II
9
« Quand il eut adressé ces mots à Krishna et lui eut dit «je ne combattrai pas», le guerrier Arjuna demeura silencieux.
10
Mais, tandis qu’entre les deux armées il perdait ainsi courage, Krishna lui dit en souriant :
11
« Tu pleures sur des hommes qu’il ne faut pas pleurer, quoique tes paroles soient celles de la sagesse. Les sages ne pleurent ni les vivants ni les morts;
12
Car jamais ne m’a manqué l’existence, ni à toi non plus, ni à ces princes; et jamais nous ne cesserons d’être, nous tous, dans l’avenir.
13
Comme dans ce corps mortel sont tour à tour l’enfance, la jeunesse et la vieillesse ; de même, après, l’âme acquiert un autre corps et le sage ici ne se trouble pas.
14
Les rencontres des éléments qui causent le froid et le chaud, le plaisir et la douleur, ont des retours et ne sont point éternelles. Supporte-les, fils de Kuntî.
15
L’homme qu’elles ne troublent pas, l’homme ferme dans les plaisirs et dans les douleurs, devient, ô Bhârata, participant de l’immortalité.
16
Celui qui n’est pas ne peut être, et celui qui est ne peut cesser d’être ; ces deux choses, les sages qui voient la vérité en connaissent la limite.
17
Sache-le, il est indestructible, Celui par qui a été développé cet univers : la destruction de cet Impérissable, nul ne peut l’accomplir;
18
Et ces corps qui finissent procèdent d’une Ame éternelle, indestructible, immuable. Combats donc, ô Bhârata.
(…)
31
Considère aussi ton devoir et ne tremble pas : car rien de meilleur n’arrive au Xatriya qu’une juste guerre;
32
Par un tel combat qui s’offre ainsi de lui-même, la porte du ciel, fils de Prithâ, s’ouvre aux heureux Xatriyas.
33
Et toi, si tu ne livres ce combat légitime, traître à ton devoir et à ta renommée, tu contracteras le péché.
(...)


Comprenez bien le propos global : Ajurna n'est pas un va-t-en guerre impénitent. Et en aucune manière, il n'est question céans d'autre chose que d'aborder le sujet de la légitime défense, face aux agressions criminelles menées par les fils insensés de la perdition.

Cette problématique a très paradoxalement également été tranchée par l'épée de la connaissance dans la Constitution française du 24 juin de 1793 (laquelle est restée exclue du Préambule de la consitution de 1958) :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »


*NAB :
C'est un débat infiniment secondaire, mais la Bible qui fut certes inaccessible de compréhension aux adultes et autres « savants », avant que le triptyque ne soit bouclé en date du 15 décembre 2000, n'a jamais été voilée aux yeux du cœur des enfants... (!!51)

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