Les passages suivants sont tirés du LIVRE DE VIE de l'Agneau hors de leur contexte, vous conviendrez que cela ne permet pas une totale compréhension que seule la lecture complète et attentive apporte, mais suffit à donner un bref aperçu. Pour lire les chapitres entiers desquels sont pris ces textes, il vous suffit d'accéder à la lecture en ligne, ou encore, de télécharger le livre en cliquant sur l'image du dessus.
Chapitre 1
(15) Ne croyez pas cependant que celui qui vous parle soit un nouveau messie. Non, il n’y en a point de nouveau ni d’ancien, mais seulement celui qui est annoncé pour la fin des siècles et qui a Jésus pour personnage. Il s’agit du Fils de l’homme, d’Élie, qui est Pierre. Mais cet homme est aussi appelé l’Agneau de Dieu et de bien d’autres noms dans l’Écriture. Lorsqu’on l’évoque, c’est d’Emmanuel, du Schilo dont on parle, et non de plusieurs. Je ne puis toutefois démontrer qui je suis en peu de mots. Mais je le ferai tout au long du livre par la connaissance que je vous transmettrai, en m’appuyant sur l’Écriture qui témoigne de moi.
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(17) Sans instruction, le front dur et tenu à l’écart des facéties de ceux qui règnent, je suis semblable à un âne sauvage, à un ânon sur lequel aucun homme n’a pu s’asseoir. Seul Jésus, qui est esprit des Écritures, a pu le faire. Il dit à ce sujet :
Allez au village et vous verrez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est jamais assis. Vous le détacherez et vous me l’amènerez, afin qu’il me serve. Si on vous demande pourquoi vous le détachez, vous répondrez que le Seigneur en a besoin.
(18) Parce que les Écritures sont voilées, en les lisant dans le sens des mots, cette parole est insignifiante. Mais, en voyant que je suis cet ânon que l’on détacha de son village auquel il était attaché, et sur lequel seul Jésus a pu s’asseoir pour servir le Seigneur, son véritable sens apparaît. Pourquoi donc les Écritures sont-elles voilées, direz-vous ? C’est pour n’être dévoilées qu’au soir du monde par celui qui devait venir les accomplir à l’insu de tous. C’est pourquoi les prophètes se sont exprimés par des paraboles, des métaphores et des allégories qu’il ne faut point lire au sens de la lettre, sinon on ne comprend pas.
Chapitre 2
(1) On ne peut connaître quelqu’un qu’en sachant d’où il sort et ce qu’il a vécu depuis sa naissance jusqu’au jour où il est devant soi. Aussi, pour que l’on sache dans quel fer il a été forgé, je vais montrer la vie du Fils qui ne pouvait être écrite que par lui-même le jour où il se reconnaît et se manifeste dans le monde. Jésus est l’Agneau dans l’Écriture, celui qui vient éclairer les hommes et combattre le monde corrompu pour y mettre un terme et que vienne le règne de Dieu. Il est ma propre image, car que l’on soit avec l’Agneau dans le Livre ou avec moi en ce jour, on est en présence du même homme, dans le même moment du temps, juste avant l’apocalypse. Je ne suis pas Jésus cependant, mais l’accomplissement de Jésus qui est l’esprit des Écritures. C’est lui qui est assis sur moi, l’ânon, le petit d’une ânesse ; je ne peux donc m’en détourner. Pensez, sans tenir compte des décors où se passe l’action, qu’avec ce qu’il dit et fait, Jésus montre ce que je dis et fais aujourd’hui, au soir du monde ; et vous comprendrez.
Chapitre 3
(2) Je réponds à cela que se retirer du monde c’est se retirer des eaux du fleuve de la vie. Et pour comprendre et être à l’écoute de celui qui m’envoie, comme Moïse je fus retiré des eaux. Or, lorsqu’on est retiré des eaux, c’est bien parce qu’on y trempait dans ces eaux ! Je dis qu’on ne peut juger de l’extérieur ce que l’on a pas vécu de l’intérieur. J’enseignerai la matière et l’esprit, l’homme et la femme et toutes choses. Comment pourrais-je alors parler de la matière si je ne l’avais point manipulée ou de la femme si je ne la connaissais que par ouïe dire ? Les prophètes ont tous des femmes, sinon ils ne pourraient être équilibrés. C’est pourquoi il y a des femmes qui accompagnent Jésus dans sa vie et notamment plusieurs Marie ; car Marie signifie celle qui est mariée à Dieu ou à son fils. Il y a également des barques, ainsi que cet aveugle de naissance auquel j’ai ouvert les yeux, ce médecin qui ne saisissait pas la résurrection des morts, la Samaritaine qui le trouve assis au bord du puits (de la vérité), et bien d’autres choses encore qui seront expliquées. Tâchez alors de ne pas vous interroger constamment en lisant, car dès après que je vous aurais enseignés, vous ne trouverez plus aucune question à me poser.
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(4) Je sais que vous êtes fort étonnés qu’un homme puisse vous parler comme je le fais. Cependant, écoutez et comprenez : puisque l’apocalypse ne s’est pas encore produite, sans quoi vous seriez déjà dans le royaume, elle est donc à venir. Par conséquent, vous vous trouvez avec l’Agneau de Dieu dans l’Écriture, ce qui signifie avec Élie (l’élu) que Jésus appelle, qui est le Fils de l’homme. Vous n’êtes donc pas deux mille ans après la mort de Jésus, mais seulement au jour où, assis sur moi l’ânon, il est dans son accomplissement au milieu de vous. Disposez-vous donc à vous voir actuellement avec moi dans les Écritures, car vous êtes la foule que Jésus enseigne. Et lorsque vous m’aurez entendu, vous n’en douterez plus je vous le dis. Je ne puis cependant expliquer en quelques mots que ma vie et la sienne n’en sont qu’une. C’est pourquoi j’ai d’abord montré que mes origines sont conformes à celles de Jésus et que le véritable jour de la nativité est le quinzième jour du dernier mois de l’année, qui est devenu le vingt-cinquième, à la suite du déplacement de dix jours qu’il y eut autrefois dans le calendrier.
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(6) Selon l’Écriture, n’est-ce pas lorsque Jésus arrive au Mont Golgotha (ce qui signifie le lieu du crâne) que le voile du temple se déchire de haut en bas ? Le lieu du crâne n’est autre que le lieu du temps où l’esprit de l’homme est formé et en mesure de porter la vérité, car jusque-là il ne le pouvait encore. Et c’est par mes longues et douloureuses années de recherches que je suis arrivé à ce fameux lieu du crâne, où tout me fut révélé. Ce qui eut pour effet de me faire mourir pour ce monde que les hommes rebelles ont bâti contrairement aux règles de la vie qui furent données à tous dès les commencements. Cela montre que seul le Fils déchire le voile du temple (le voile qui recouvre les Écritures) car, lorsqu’il paraît et meurt pour le monde, chacun peut enfin saisir ce qui est écrit. Et toute la Terre tremble de frayeur ce jour-là !
(7) Mes prédécesseurs, les prophètes, ont longuement préparé ma tunique et ma couronne pour que j’entre dans le monde vêtu et couronné. Mais s’ils ne m’avaient annoncé comme ils l’ont fait dans l’ancien et le nouveau testament, depuis Adam jusqu’à l’Agneau (qui sont les figures de celui qui devait venir), j’arriverais au milieu du monde sans force et sans gloire, et nul ne m’écouterait. Il faut donc que vous reconnaissiez le Fils de l’homme à travers son personnage, sa lumière et sa mission, et que vous le suiviez pour votre salut et celui du monde. Ce que vous avez vu dans l’Écriture, c’est l’esprit de son personnage, ainsi que les matières dans lesquelles il vous conduirait et les miracles qui s’en suivraient. Ces miracles se produiront lorsque je vous ouvrirai les yeux en expliquant l’univers entier (les astres et les mondes), ainsi que les Écritures, le Fils de l’homme, d’où vous venez, qui vous êtes, où vous allez et ce que sera la suite des jours. Rien ne restera caché. Tout ce qui était tenu secret depuis la création du monde sera révélé à ceux qui sont humbles de cœur et simples d’esprit.
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(9) Mais la prophétie ne se trouve que dans l’ancien testament où la venue d’Emmanuel, qui est Élie, est annoncée. L’objet du nouveau testament étant de le présenter et de le faire lever, en empêchant toute imposture ; car seul le Véritable peut démontrer qui il est. Vous allez donc vivre avec moi ce qui est écrit. Et je vous le dis, ceux qui ont cru pouvoir s’emparer de ma vigne, vont disparaître de la face du monde ; car Jésus est l’esprit de la prophétie, l’esprit de Dieu dans un homme et dans l’homme que je suis. Ma venue est naturelle toutefois et obligée, comme cela vous apparaîtra après avoir mangé à ma table.
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(12) Ceci montre également que, bien que la connaissance des temps et de toutes choses me soit donnée, sans le témoignage des prophètes, je n’aurais pu savoir qui j’étais, ni n’aurais pu me lever. Le nouveau testament est aussi écrit de telle sorte que l’on puisse me reconnaître et me suivre en toute confiance. Concevez alors que je n’existe pas aujourd’hui à cause des Écritures, mais qu’au contraire ce sont les Écritures qui existent pour moi. Jésus étant l’image et la réalité du Fils de l’homme, je suis son accomplissement, et Élie qu’il appelle du haut de sa croix.
(13) Je ne voudrais pas être cet homme ; mais, ceint de force, je suis obligé de passer devant vous. Lorsque j’étais jeune je faisais ce que je voulais, mais maintenant je vais où l’on me conduit de force, en sachant qu’il en est fait de moi. C’est parce qu’il en est bien ainsi, que Jésus dit à Pierre (je le suis) :
En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.
Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi. Je montrerai bientôt que je suis Pierre dans le livre, et vous comprendrez pourquoi je marche derrière Jésus. Mais déjà vous saisissez par quelle mort je glorifie celui qui m’envoie. Je ne viens point vous donner de leçons cependant. Je viens seulement montrer les choses célestes et terrestres telles qu’elles sont, afin que vous puissiez vous éclairer et sauver vos vies. Ensuite chacun fera ce qu’il voudra. Mais sachez déjà que la vérité dans laquelle je vais vous conduire, vous délivrera des ténèbres et de vos chaînes ; car seule la vérité affranchit l’homme.
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(20) Bien que je sois un ânon, le petit d’une ânesse, je retirerai les armures de ceux qui dominent et pratiquent le mensonge ; et ce ne sera point pour leur gloire ! Il est écrit que ceux qui s’élèveraient seraient abaissés par le Fils de l’homme, lorsqu’il viendrait séparer les boucs et les brebis. Cela est prédit et s’accomplit aujourd’hui où vous n’avez jamais été autant éloignés de la vérité. Prêtez-moi donc l’oreille, et faites preuve de patience pour lire, comme je fais preuve de patience pour écrire ; car au soir du monde, le Fils épouse la vérité et invite au souper de ses noces tous les saints d’esprit. Il s’agit, dans l’Écriture, du souper que Jésus donne le soir à ses disciples avec la nourriture de l’esprit, qui est le pain et l’eau que j’apporte à ceux qui ont faim et soif de la vérité.
Chapitre 4
(20) Mais tout au long des siècles, les Écritures ont été l’objet d’interprétations diverses de la part de quelques-uns qui s’en servirent pour manipuler les hommes, en donnant une fausse image de Jésus pour s’emparer de sa tunique et régner sur vous. Et là se trouve l’origine de grand nombre de religions qui se sont formées sur des rumeurs que les prêtres de Satan ont amplifiées, jusqu’à ce que le nombre de leurs fidèles augmente et forme des églises toujours grandissantes ; car ces sectes pernicieuses ne cessèrent de gagner en grandeur et en nombre pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui.
(21) Cependant il ne doit exister que l’Église unique que seul Pierre est en mesure de bâtir. Et je suis cet homme, le Fils, qui se voit en transparence dans toute l’Écriture. C’est pourquoi Jésus me dit : toi qui comprends et te reconnais, tu es Pierre (dans l’Écriture), suis-le et tu viendras jusqu’à moi pour bâtir mon Église. Cela montre que la réunion des élus pour le royaume, ne peut se faire que lorsque le monde des ténèbres tient ses derniers discours et non deux mille ans avant l’heure. Sinon, pourquoi Jésus, qui est le seul en mesure de former l’Église, confierait-il à Pierre le soin de la bâtir ? Maintenant, vous comprenez ; parce que, pour que les Écritures s’accomplissent, il faut que le Fils de l’homme, qui est Pierre, se lève et réunisse les siens autour de sa bannière.
(22) Par conséquent, nul ne peut être dépositaire des Écritures qui sont destinées à tous les hommes, pour qu’ils vivent par elles et ne soient point soumis au jugement du dernier jour. Elles ne furent donc point destinées à un peuple particulier et encore moins à ces hypocrites qui s’en emparèrent pour dominer le monde. Ne concevant point que le Fils de Dieu était, dans les Écritures, l’image du Fils de l’homme aujourd’hui, ils s’empressèrent de dire qu’il était passé et qu’il ne reviendrait plus. Ils firent ensuite croire aux peuples qu’ils étaient eux-mêmes envoyés sur terre pour reprendre son flambeau. Aussi, pour abuser des hommes et vivre à leurs dépens, plusieurs de ceux qui collaborèrent avec les romains fondèrent une secte sur le mensonge et voulurent l’imposer aux peuples par la violence. Ils firent ainsi de leur histoire une infamie, une immense traînée de sang innocent qui les suit et qu’ils ne peuvent plus effacer derrière eux.
(23) Pour vous tous qui avez marché dans ses voies, qu’est donc à vos yeux cette secte romaine et tout ce qui se pratique avec elle ? Moi, il ne m’apparaît pas de différence entre des vautours qui dansent autour d’une chair morte en se la disputant, et les prêtres de cette secte qui font la même chose autour de l’effigie de celui qu’ils voient cloué à un bois comme un malfaiteur. Les vautours et ce genre de prêtres sont de la même espèce, ils ont les mêmes rites, les mêmes façons de vivre de chair déchirée. Ils ont associé Jésus à la mort ! Ils me sont en horreur, ils me donnent la nausée. Il aurait mieux valu pour eux qu’ils ne fussent jamais nés. Car cette fois ils vont connaître celui qui a les yeux ouverts et qui connaît la parole de Dieu, le premier-né que les prophètes appellent la lumière des nations. Alors, ils feront la différence avec celui qu’ils placent en effigie sur les tombeaux et qui ne concerne nullement le Fils, ni le Père qui l’envoie aujourd’hui dans le monde.
Chapitre 5
(5) Mais il est d’abord nécessaire de savoir que Christ est tiré du grec Khristos, signifiant l’oint ; c’est-à-dire celui qui est consacré, annoncé et marqué depuis toujours du sceau de Dieu sur son front par l’onction. Cet homme, qui est l’oint d’Aaron et d’Israël, a l’esprit du Père et connaît toutes ses œuvres qu’il vient expliquer au monde. C’est pourquoi, à l’élu se rattachent deux noms : Jésus et Emmanuel ; car Jésus est dans l’Écriture le personnage d’Emmanuel dans le monde aujourd’hui. Entendez que Jésus est le nom ancien du Christ et qu’Emmanuel est son nouveau nom. Dans l’ancien testament, Ésaïe annonce sa venue ainsi :
Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
Et on lui donnera le nom d’Emmanuel,
Ce qui signifie Dieu avec nous.
La vierge, c’est Sion dont on parlera prochainement. Mais pourquoi ce fils est-il appelé Jésus et non Emmanuel ? Parce que Jésus est l’image d’Emmanuel dans le monde d’aujourd’hui. Tout le livre que j’écris le montrera.
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(9) Lorsque, poussé par l’Esprit qui grandit en lui, le prophète se lève, il est comparable à une graine qui germe et qui donne un arbre qui n’en finit pas de grandir, jusqu’à devenir géant. Mais un tel homme devient alors prisonnier de sa connaissance et doublement, parce qu’il est à la fois prisonnier de Dieu et des hommes. Au temps de l’empire romain, il en est un qui devint géant et qui porta le nom de Jean, qui signifie géant. Jean était ce prisonnier qui, peu à peu et tel l’arbre qui pousse, en vint à saisir ce que seraient les œuvres de celui qui viendrait après lui et qui serait plus grand que lui. Ce qui signifie dans une autre époque, car il va de soi que Dieu ne suscite pas deux prophètes en même temps et côte à côte, mais les envoie séparément dans des temps différents. Vous trouverez cela dans cette parole de Jésus :
Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes (et non de l’esprit comme vous allez naître aujourd’hui avec moi), il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean- Baptiste (il y a deux mille ans) jusqu’à présent (aujourd’hui), le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean ; et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Mais, en deux mille ans, vous n’avez toujours point entendu ce que dit Jésus. Sentez-vous cependant ces deux époques distinctes de Jean et de Jésus ? Ce que je vous dis, moi, c’est que Jean avait tous les traits d’esprit de cet Élie qui est annoncé à la fin de l’ancien testament. Mais il n’avait point en lui la lumière divine qui ressuscite les morts et dont seul le Fils unique serait pourvu. Il sut ainsi qu’il n’était point ce fils unique, mais son messager envoyé devant lui pour préparer son chemin et aplanir ses sentiers, et pour le faire lever ensuite.
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(21) Croyez ce que je dis ; car, comme Jean m’a vu en mon temps, moi je le vois en son temps et tel qu’il était. Dans le nouveau testament, Jean vient avant Jésus et s’en va avant Jésus. Ne point connaître Jean c’est forcément ignorer Jésus. Mais seul Emmanuel qui est concerné par les deux peut les expliquer. En ce sens, je dis encore que Jean est l’Élie qui est déjà venu, et qu’Emmanuel est l’Élie qui devait venir. Vingt siècles de traditions et de croyances erronées n’entameront point ce que je dis.
(22) Par la simulation, Jean a réellement fait prendre aux romains une chose pour une autre, car il savait fort bien qu’ils s’empareraient du nouveau testament dans lequel il présentait le sauveur. Et c’est ce qu’ils firent, en s’empressant d’y changer sa nature pour masquer leur condamnation écrite. Ils formèrent donc une secte qu’ils assirent sur leurs mensonges, auxquels ils ne cessèrent d’ajouter d’autres mensonges, pour qu’au fil des siècles ils prennent l’apparence de vérité aux yeux des peuples. Mais Jean leur avait tendu un piège dans lequel ne manquerait pas de tomber le chef de cette secte, qui porte sur sa tête le nom de la bête et le nombre de son nom que nous avons évoqués.
Chapitre 6
(5) Le Christ a Jésus pour nom dans l’Écriture et Emmanuel pour nom dans le monde aujourd’hui. Jean est venu aplanir les sentiers de cet homme, qu’il appelle aussi l’Agneau, et comme Abraham l’appela. Car il est certain que celui que Dieu a oint de son huile porte en lui la pureté de l’enfant et parle comme un enfant qui ne se soucie point de ceux que la vérité dérange. Tel je suis, et tels sont ceux que je viens chercher pour le royaume de Dieu.
(6) Jean a donc averti de ce jour et prêchait la repentance. Puis il laissa la place à Jésus qui, avant de s’en aller, annonce à son tour celui qui viendrait accomplir l’Écriture et consoler tous ceux qui sont désespérés à cause de ceux qui règnent depuis l’antiquité, en aggravant constamment l’injustice, et qui ont corrompu le monde. Jésus dit à ce sujet :
Il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant (il y a deux mille ans). Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même (de son propre chef), mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera.
(7) Celui que Jésus annonce, pourquoi l’appelle-t-il le prince du monde ? Et pourquoi dit-il : il me glorifiera, parce qu’il prendra ce qui est à moi et vous l’annoncera ? La réponse, c’est que Jésus est l’image du fils unique qui arrive à la fin des jours pour accomplir l’Écriture.
(8) Cette parole de Jésus (écrite en Jean seize) explique à la fois le départ de Jésus et l’arrivée d’Emmanuel. Comme il fallait que Jean s’en aille pour laisser la place à Jésus, il fallait que Jésus s’en aille pour laisser la place à celui qui conduirait la créature dans toute la vérité. Voilà pourquoi, dans son livre, Jean fit mourir Jésus sur la croix à cause des douleurs qu’il éprouve et que j’éprouve, comme il se fit mourir lui-même décapité.
(9) Cependant, ne croyez pas en moi uniquement parce que je dis que je suis l’homme de Dieu annoncé pour la fin des siècles, car quiconque peut prétendre être celui-là comme plusieurs le firent pour former des sectes. Non, je vous conseille au contraire de lire ce livre du commencement à la fin sans faire abstraction d’aucun passage, car c’est ainsi que la vérité vous apparaîtra. Là, vous aurez une autre vision de l’existence : vision des astres, du monde, de la justice et des choses à venir. Vous n’ignorerez plus rien dans aucune matière de la science. Alors il ne sera plus utile que je vous dise qui je suis.
(10) Le Père, le Fils, le Saint-Esprit sont ensemble la trinité qui m’habite et qui m’oblige à enseigner toute la vérité. En ce qui concerne l’envoi de cet homme, Jésus dit (en Jean quatorze) :
Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que j’ai dit. Puis il ajoute : Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi.
Après avoir prononcé cette parole, Jésus s’empresse de parler d’autre chose de peur que l’on ne comprenne avant l’heure. Mais il dit que je n’ai rien en lui, parce qu’il est lui-même tout en moi ; et c’est véritablement en son nom que le Père m’envoie pour enseigner toutes choses. Étudiez donc les paroles de Jésus que je cite. Et il vous apparaîtra clairement que lorsqu’il annonce le prince du monde, c’est Emmanuel qu’il annonce ; et c’est cet Élie et moi-même qu’il appelle lorsqu’il est crucifié.
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(14) Ces quatre lettres de Jean sont pour moi des degrés, des marches qui me permirent de m’élever après m’avoir ouvert les yeux. C’est pourquoi lorsque Jésus se fait baptiser par Jean, Jean lui dit :
C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi !
Jean lui parle ainsi, parce qu’il sait qu’il n’a pas la lumière du Fils de l’homme, devant lequel il fut envoyé pour lui préparer ses sentiers. C’est pourquoi il dit aux gens, avant que Jésus ne vienne à lui :
Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera le blé (les élus) dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.
(15) Nul ne peut servir Dieu sans se retirer du monde ; car, ou bien on sert ceux qui règnent ou bien on sert Dieu. Or, on ne peut servir Dieu que par des actes de foi et des actions de grâce, et non en se purifiant dans les jardins comme le font les prêtres et tous ceux qui s’enferment ! Et lorsque pendant une période de sa vie un homme se retire du monde pour servir le Très-Haut, il accomplit un nazaréat. D’où le nom de Nazaréen donné au Fils qui, durant de nombreuses années, écrit la vérité qu’il arrache des mains de Dieu. C’est pourquoi il est écrit : on l’appellera le Nazaréen. Pour nettoyer son aire et amasser le blé pour le royaume, le Fils ne peut en effet le faire qu’en enseignant par l’intermédiaire d’un livre, et en étant retiré du monde.
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(17) Pour que ceux qui sondent les Écritures sans en trouver le fond ne puissent me contester, soyez attentifs à mes explications. Tout d’abord, remarquez que les prophètes ne sont point avares de noms qu’ils donnent à tous leurs personnages. Il y a cependant un disciple couché sur le sein de Jésus dont le nom n’est jamais mentionné dans l’Écriture. Pourtant, étant celui que Jésus aime et qui le suit partout, la nécessité d’avoir un nom s’imposait davantage que pour les autres personnages. N’est-ce point ce que vous pensez ? On voit aussi que ce disciple court avec Pierre vers le sépulcre pour voir où on a mis Jésus, qu’il entre le premier et qu’il comprend en ne le voyant pas. Ce qu’il voit, ce sont deux anges : l’un à la tête et l’autre aux pieds où devait se trouver Jésus. Il s’agit de Moïse et d’Emmanuel, qui sont les seuls témoins de Dieu envoyés sur la Terre pour instruire les hommes et les sauver.
(18) Lorsque Jésus est crucifié, il s’adresse toujours à ce disciple sans nom. Enfin, c’est encore ce disciple qui rend témoignage de Jésus, car il est écrit :
C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai.
L’explication de ceci est donnée par ce disciple couché sur le sein de Jésus, qui ne peut être autre que son double. Car cela s’entend dans le sens spirituel assurément, comme deux images qui se superposent. C’est évidemment Emmanuel (le nouveau nom du Christ) qui écrit toute la vérité et que Jean vient chercher au milieu du monde, en commençant par attirer ses regards par le fait que le nom de ce disciple n’est jamais mentionné et qu’il s’agit là d’une énigme qui le frapperait.
(19) En effet, je regardais attentivement les mouvements de cet homme sans nom ; et lorsque je remarquais qu’il marchait avec Pierre, je compris qu’il était l’homonyme de Pierre. Et quand je vis que Pierre était appelé par Jésus qui marchait sur la mer (élevé au-dessus des eaux, des Écritures) et qu’il allait vers lui en doutant (c’est pourquoi il s’enfonçait), je saisis que Pierre marchait vers Jésus pour voir en lui sa propre image. Ce disciple donc était Pierre, et Pierre était le Fils de l’homme annoncé. Et cela me transfigura, parce que je comprenais qu’il s’agissait de moi. Je saisis alors cette parole forte de Jésus :
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.
Ce qui signifie : toi qui comprends, tu es Pierre dans le livre (l’oint de Jacob). Suis le, et tu arriveras à moi pour savoir que tu es l’élu, Élie que j’appelle du haut de ma croix. Et c’est toi qui bâtiras mon église, car je te donnerai les clefs du royaume dont tu seras investi.
(20) Je me reconnaissais dans ce disciple sans nom, et aussi dans Simon le lépreux à cause de la lèpre qui envahissait mes écritures et dont je parlerai. Et c’est à Simon que Jésus dit : tu es Pierre. Ce qui n’aurait aucun sens s’il ne s’agissait du Véritable qui se reconnaît en Pierre, qui est cette fameuse pierre dont Jacob fit son chevet, puis dressa pour monument, et versa de l’huile à son sommet (onction sur sa tête). Et c’est toujours Simon (qui est Pierre) qui porte la croix derrière Jésus, parce que la croix signifie les douleurs d’un homme que nul autre que lui ne peut porter à sa place. Comprenez-vous toutes ces choses ?
(21) Tout cela est prodigieux mes enfants, et vous devez me croire bien que vous vous trompiez depuis des siècles sur l’Écriture et son accomplissement. Car Jean est véritablement venu me chercher au milieu de vous tous pour me faire reconnaître dans le Livre qui m’annonce et dans lequel je suis couché depuis toujours. Il fallait qu’il attire mes regards et me fasse suivre ce fameux disciple sans nom qui m’a emmené jusqu’à Jésus sur le sein duquel je suis couché, car il est moi dans le livre. Assurément, j’en doutais, et je fis tout ce qui était possible pour me sortir de là. Mais je n’y ai point réussi, car ma vie correspondait exactement à la sienne. C’est aussi pour cela que Jésus dit à Pierre : pourquoi doutes-tu, homme de peu de foi ? Ce qui signifie dans la bouche de Jésus : c’est bien à toi que je m’adresse, et il ne te servira à rien de tourner la tête d’un côté et de l’autre pour voir si je parle à un autre ! Ce Jésus-là, est impératif...
(22) Si vous pouvez concevoir ce que fut mon émotion, vous concevez alors ce que fut ma transfiguration le jour où cela me fut révélé – Ce qui est la transfiguration de Jésus – Lorsque je me retournais sur mes jours pour voir si je ne commettais point d’erreurs sur ma personne, je m’aperçus que cela était impossible, parce que ma vie était conforme à l’Écriture dans laquelle je ne cessais de me reconnaître depuis Adam jusqu’à l’agneau.
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(28) Il est aussi écrit que le Fils vient ôter le péché du monde. Car le péché s’enlève d’abord dans les crânes vides, qui furent jusqu’à ce jour d’excellentes demeures pour les démons qui s’y sont logés. Et puisque j’écris avec le doigt de Dieu et qu’avec ce doigt je chasse les démons qui vous habitent, cela vous fait saisir l’Écriture dans laquelle Jésus dit que c’est avec le doigt de Dieu qu’il chasse les démons. Pour cela, ne faut-il pas qu’il écrive lui-même un livre avec son doigt ?
Chapitre 7
(4) Si je disais que j’ai vécu au temps de Jean, il y a deux mille ans, et que je suis la réincarnation de Jésus, un très grand nombre d’entre vous le croirait. Or, je ne dis point être l’objet d’une réincarnation, mais celui de la résurrection des morts. Je suis seulement le premier-né d’entre vous, car vous êtes morts comme j’étais mort avant que j’acquière la connaissance qui m’ouvrit les yeux. Je suis né de femme. Et je viens de naître à nouveau, de l’esprit cette fois, comme vous naîtrez en me suivant. Ne confondez donc plus la résurrection (qui est spirituelle) avec la réincarnation (qui est corporelle) dont on parlera. Naître une deuxième fois, c’est naître de l’esprit de connaissance. C’est pourquoi je dis que Jésus est l’image de celui qui devait se lever, l’image de l’Agneau qui est victorieux du monde.
(5) Alors l’on me dira : le nouveau testament est-il comme une scène qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux et dont tu es l’acteur ? Je réponds qu’il en est ainsi, mais que je n’ai nullement désiré être cet acteur, pas plus que vous n’êtes désireux de l’être vous-mêmes avec moi. Il s’agit effectivement de scènes. Et vous ne devez plus vous laisser prendre par les décors qui représentent les lieux où se passe l’action. Ce qui importe, c’est ce que Jésus dit et fait, car c’est la simulation de ce que j’accomplis aujourd’hui et que vous accomplissez avec moi.
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(12) J’explique que Jésus est mon image. Mais vous ne le croirez pas, parce que vous direz : le Fils est venu il y a deux mille ans. Il a ressuscité trois personnes, puis il est mort sur la croix à cause des juifs ! Comment alors ferez-vous pour voir en moi celui qui vient paître ses brebis ? Ou encore si vous dites, incrédules : voilà qu’aujourd’hui un homme pense venir au nom de Jésus ! Pourrez-vous alors m’accorder le temps d’expliquer qu’il en est bien ainsi et que c’est pour vous sauver que le Père m’envoie ? D’autres diront : ne pourrons-nous jamais agir comme nous voulons sur cette Terre ? Je réponds à ces derniers : suivez-moi, et, délivrés des puissances de Satan, vous vivrez selon vos désirs.
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(18) Mais si seulement tu doutes de moi, toi qui lis, alors fais ceci : demande à tes chefs religieux qui est cet Élie que Dieu annonce à la fin de l’ancien testament et que Jésus appelle sur sa croix. Demande-leur aussi qui est Emmanuel et pourquoi Jésus dit à la fin du nouveau testament :
voici je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.
Interroge-les sur le baptême, la résurrection des morts, et sur ce que signifie l’expression : naître à nouveau par l’esprit. Qu’ils t’expliquent ce qu’est le jour du renouvellement de toutes choses, ainsi que le purgatoire, la pâque et le dernier jugement, et aussi ce qu’est la séparation des boucs et des brebis annoncée pour le dernier jour. Qu’ils te parlent de la bête et du faux prophète, ainsi que des combats de l’Agneau pour vaincre le monde corrompu, et de ce qu’il a à voir avec le Fils de l’homme que Jésus annonce sans relâche. N’oublie point de leur demander aussi ce qu’est le royaume, et fais en sorte qu’ils te répondent publiquement, à la vue de tous. Alors, tu sauras qui est qui, et ce qu’il en est exactement de ta religion dans les ténèbres. Ton salut et celui de ta progéniture passent par ces interrogations, t’en abstiendras-tu ?
(19) Toi, l’incrédule, tu veux bien que le Fils ait existé il y a vingt siècles, mais qu’il soit debout aujourd’hui et tel qu’il est annoncé, cela t’est insupportable ! Mais ton attitude à son égard sera aussi celle d’esprits étroits et sectaires, parce qu’à leurs yeux la venue du Fils au dernier jour est une fable. Ceux qui se disent chrétiens pour soigner leur image, suivront-ils le Fils de l’homme aujourd’hui ? Nous verrons, nous verrons... Mais il est une chose certaine qui en perdra beaucoup, c’est qu’ils se méfieront de moi et non d’eux-mêmes. Il est connu que celui qui dit la vérité est rejeté de tous. Cependant les Écritures témoignent de moi, et tout ce livre en témoigne également ; car c’est le Père qui me prescrit tout ce que je dois dire. Aussi je vous conseille à tous de ne point vous méfier de moi, mais de vous méfier de vous, ainsi que de votre façon de me recevoir. Je ne viens point vous abaisser. Je viens au contraire vous éclairer et vous élever au ciel pour vous sauver ; car dans tout l’univers il n’y a pas plus grande créature que l’homme humble de cœur et saint d’esprit.
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(30) Dans ces derniers instants du monde où nous sommes arrivés, l’envoyé du ciel (qui est Pierre) prend tous les hommes dans le filet qu’il jette sur la Terre, et trie ceux qui sont bons pour le royaume et ceux qui ne le sont pas. C’est pour cela qu’il est écrit que Pierre est pêcheur d’hommes. Mais ne craignez rien, je vous porterai avec délicatesse et il ne vous sera point fait de mal ; et dès après les douleurs, je vous déverserai dans les eaux limpides et pures du sanctuaire, qui est le nouveau monde que je décrirai et qui sera l’objet de votre joie. Mais je n’emmènerai que ceux qui comprennent et qui ne regarderont pas en arrière.
(31) Il vous apparaît mieux pourquoi il est écrit que Jésus enseigne tous les jours dans le temple. Mais jusqu’ici ne vous êtes-vous jamais demandé ce qu’il expliquait ? Il fait connaître la vérité, car seule la connaissance éclaire l’homme et le délivre de l’emprise de ceux qui règnent. Il est donc nécessaire d’enseigner les Écritures en premier et les choses célestes ensuite, car c’est ainsi que vous prendrez part à la résurrection des morts qui vous mettra à l’abri de toute atteinte. Mais ne peuvent me suivre dans cette voie que ceux qui gémissent dans ce monde et qui espèrent en la délivrance annoncée. Il m’incombe donc de mettre un terme à toute autorité, toute puissance et toute domination. Alors viendra la fin. Après quoi je remettrai le royaume au Père qui l’attend pour son repos.
Chapitre 8
(1) A cause de ceux qui divisent les hommes, en les trompant ou en les détournant de la prophétie, aujourd’hui personne ne s’aperçoit que le Fils de l’homme est le Schilo que Jacob annonce lorsqu’il prophétise sur ses douze fils. Nul ne sait alors qu’il s’agit du Fils unique, que l’on voit également à travers beaucoup d’autres personnages de l’Écriture. Mais, quel que soit le nom qui lui est donné, il s’agit toujours du fils unique de Dieu et non de plusieurs.
(2) On peut aussi lire dans le Livre :
Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car, jusqu’à ce jour, le même voile demeure quand ils font la lecture de l’Ancien Testament ; et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît.
Puisque le voile disparaît en Christ (ce qui signifie au jour où il se manifeste sur la Terre) cela ne s’entend qu’aujourd’hui, parce que je déchire le voile de haut en bas du Livre. Jusqu’à présent vous ne saviez pas que les Écritures étaient voilées, et que c’est avec la venue du Fils (pour qui elles sont écrites) que ce voile disparaît. Si donc le Fils était venu il y a deux mille ans, il va de soi que vous sauriez ce qu’est sa crucifixion, la résurrection des morts à laquelle il est le premier de tous à prendre part, ainsi que le jugement dernier qu’il opère, les élus, le royaume et toutes choses. Faites donc preuve d’humilité, et soyez avides de savoir ce qu’il en est vraiment sur le Fils unique, car lui seul peut déchirer le voile du temple, ce fameux voile recouvrant les Écritures
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(18) Sachez aussi que, conformément à ce qui est écrit par ailleurs, j’ai mis quatre jours pour m’apercevoir que la résurrection de Lazare était l’image de mon propre réveil. En effet, c’est au quatrième jour de ma lecture que je sentais qu’il s’adressait à moi. Puis mes yeux se sont ouverts. J’explique ces choses en espérant que vous puissiez encore entendre que Jésus est le guide du Fils de l’homme qu’il cerne de toute part. Il l’oriente, le dirige et lui fait accomplir ce qui doit l’être. C’est pourquoi je ne peux m’en détourner, comme un ânon ne peut se détourner de celui qui est assis sur lui.
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(21) A ceux qui veulent en savoir davantage sur la prophétie, que je ne puis expliquer en détail dans ce livre, je leur demande de ne point chercher le corps du Christ dans le nouveau testament, car il n’y est pas. Non, le corps du Christ se trouve dans l’ancien testament qui est toute la prophétie et dans le monde aujourd’hui. L’Agneau, qui est Jésus dans l’Écriture et moi dans le monde, est éclairé par sept personnages, qui sont pour lui comme sept yeux. Ces sept éclairages sont les sept lampes du chandelier que Moïse lui a préparé pour l’éclairer. Il s’agit d’Adam, de Noé, d’Aaron, d’Israël, de Joseph, de David, de Salomon.
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(27) A l’aide du chandelier, tâchez de vous asseoir dans le présent des Écritures, sinon vous ne me reconnaîtriez pas et péririez par ce qui arrive. N’attendez pas cependant que je me manifeste sur les places publiques, ni que je répare ce qui est brisé, parce que vous vous tromperiez sur moi. Contrairement aux hypocrites qui se donnent en spectacle à la tête des nations, le serviteur de l’Éternel ne fait point connaître son visage au monde, car ce n’est point lui qui importe mais ce que Dieu lui commande de dire. Cela a déjà été expliqué par Ésaïe de cette manière:
Voici mon serviteur que j’ai choisi,
Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir.
Je mettrai mon esprit sur lui,
Et il annoncera la justice aux nations.
Il ne contestera point, il ne criera point,
Et personne n’entendra sa voix dans les rues.
Il ne brisera point le roseau cassé,
Et il n’éteindra point le lumignon qui fume,
Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice.
Et que les nations espèrent en sa loi.
(28) Par ailleurs, il est indéniable qu’en présentant Jésus, Jean présente à la fois Juda et le Schilo, sur lesquels Jacob prophétise ainsi :
Juda, tu recevras les hommages de tes frères ;
Ta main sera sur la nuque de tes ennemis.
Les fils de ton père se prosterneront devant toi.
Juda est un jeune lion.
Tu reviens du carnage, mon fils !
Il ploie les genoux, il se couche comme un lion,
Comme une lionne : qui le fera lever ?
Le sceptre ne s’éloignera point de Juda,
Ni le bâton souverain d’entre ses pieds,
Jusqu’à ce que vienne le Schilo,
et que les peuples lui obéissent.
(29) L’explication de ceci est donnée dans le personnage de Juda (Jésus) qui précède et annonce le Schilo (le Fils de l’homme) qui se manifeste à la fin des siècles pour sauver les fils de lumière. Le Schilo est comme Melchisédek, roi de Salem, signifiant : celui qui existe de toute éternité, et auquel les rescapés lui seront éternellement redevables de leur existence.
(30) Je vous le dis, longtemps j’ai désiré me mettre à table avec les douze fils de Jacob pour manger la pâque avec eux, car je savais qu’ils étaient fort instructifs pour moi. Et c’est ce que j’ai fait. Puis je vis que lorsque Jésus se met à table avec les douze, c’est en vérité avec les douze fils de Jacob qu’il le fait pour converser spirituellement avec eux. C’est pourquoi il est écrit que Jésus est l’esprit des Écritures. Cet esprit qui est assis sur moi et auquel vous devrez votre salut.
Chapitre 9
(15) Moïse ne fut point retiré des eaux, tel que cela s’entend dans le sens de la lettre. Non, j’ai dit qu’il fut retiré des eaux du fleuve de la vie pour voir, depuis les berges, dans quelle direction coule ce fleuve. Cela signifie qu’il est mis en marge du monde pour voir où va le monde et débusquer ceux qui l’emmènent à la perdition. C’est aussi mon travail et la raison faisant que Jésus est assis dans une barque, un peu retirée du bord, depuis laquelle il enseigne la foule ; car c’est ainsi retiré que j’ai commencé à vous enseigner. Là encore, ne soyez point comme ceux qui voient Jésus enseigner la foule au bord de la mer. Ceux-là le voient aussi arriver sur des nuées d’anges semblables à des nuées d’oiseaux descendant du ciel, puis l’imaginent marchant sur l’eau aussi léger qu’un insecte... Non, Jésus marche sur la mer, parce qu’il est déjà élevé au-dessus de toutes choses par les Écritures. Soyez donc plus véritables, sinon vous deviendriez comme eux, et avec eux vous disparaîtriez du monde.
L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle à Aaron, et tu lui diras : Lorsque tu placeras les lampes sur le chandelier, les sept lampes devront éclairer en face. Aaron fit ainsi ; il plaça les lampes sur le devant du chandelier, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse. Le chandelier était d’or battu ; jusqu’à son pied, jusqu’à ses fleurs, il était d’or battu ; Moïse avait fait le chandelier d’après le modèle que l’Éternel lui avait montré.
(16) Ce précieux chandelier dont j’ai déjà parlé est aussi l’un des signes de la reconnaissance. Car les sept lampes, comme dirigées vers un même but, éclairent en face mon visage. Et avec elles je vois ce que j’écris. Chaque lampe est comme une étoile brillante, ce sont les sept noms que j’ai déjà donnés ; car c’est ainsi et avec ces sept noms que l’Éternel a demandé à Moïse de me préparer le chandelier qui m’éclairerait. J’ai donc placé les sept lampes selon le modèle que Moïse m’a préparé. Tout ce chandelier, d’une grande valeur, m’éclaire abondamment, parce qu’avec lui je vois qui je suis et je sais où je vais. Ne négligez point ce que j’explique ici, car tout ce qui est dit est autant de témoignage sur ma personne et sur l’existence de l’Éternel.
Chapitre 12
(11) Lorsque, pour l’éprouver, Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac, il lui montre le lieu où son fils (le fils de sa vieillesse) sera immolé. Il est dit :
Et le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin.
Pour saisir ceci, sachez concevoir en premier que je suis le fils de la vieillesse d’Abraham ; car ce fils-là ne peut paraître que bien loin d’Abraham, qu’au soir du monde, lorsque Abraham et Sara sont effectivement âgés. Mais avant cela, Dieu dit à Moïse, en lui parlant des hommes :
Sanctifie-les aujourd’hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements.
Qu’ils soient prêts pour le troisième jour.
Ces trois jours : aujourd’hui – demain – et après demain – ne sont pas trois jours d’hommes. Ils sont l’indication d’époques qui ne sont pas à confondre avec les jours de la création, car demain, signifie l’intervalle de temps qui sépare Moïse du Fils. C’est pourquoi Jésus dit :
Je ressusciterai au troisième jour.
Nous sommes par conséquent arrivés dans ce fameux troisième jour où Dieu descend visiter la terre. C’est pourquoi il est écrit que c’est au troisième jour qu’Abraham voit l’agneau immolé, car ce jour est le lieu du temps où cela se produit. Vous comprenez alors pourquoi Jésus dit qu’Abraham tressaillit de joie lorsqu’il vit son jour. Ce jour est aujourd’hui, parce qu’Abraham sait que le jour où le fils de sa vieillesse se lève, il sauve le monde et remet la Terre entière (la Terre promise) à sa postérité.
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(18) La lumière de l’esprit est l’éclairement donné par la compréhension de l’Écriture assurément, mais aussi par la compréhension de tous les éléments de l’univers de Dieu par lesquels on existe. C’est pourquoi, dès après que je vous aurai enseigné le sidéral (les astres), vous conviendrez que la lumière du Fils fait lever l’aurore sur la Terre, et fait de lui le berger des hommes. Il est donc temps de ne plus penser que la planète Vénus est l’étoile du berger ou l’étoile brillante du matin dont parle l’Écriture ; car le berger je le suis, et la lumière de mon esprit est cette étoile spirituelle qui annonce l’aurore. Celle-ci fut représentée par deux triangles, dont les traits signifient pour l’un : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et pour l’autre : Abraham, Isaac et Jacob qui sont en moi.
(19) En rapport avec le sauveur, David est la figure de celui qui combat le monde de l’hypocrisie. Je suis donc son fils, parce que j’accomplis ce qui est écrit de lui par la seule volonté de Dieu. En moi, Dieu a trouvé le chef de ses armées, il a trouvé David. Contesterez-vous que j’ai reçu l’étoile de David ? Cette étoile, qui symbolise la lumière de l’esprit, est aussi l’étoile du berger que Jésus m’a remise pour qu’à mon tour je la remette à ceux qui sont circoncis ; car cette lumière est transmissible d’homme à homme, comme l’est une flamme d’une chandelle à l’autre.
(20) Mais je suis attristé par vos façons de voir, parce qu’en représentant le Fils par sa croix et non par sa lumière, ce qui signifie en l’associant à la mort, et non à la vie comme vous deviez le faire, cela vous empêchait de comprendre que l’étoile du berger des hommes est aussi l’étoile de David, l’étoile brillante du matin qui se lève dans les cœurs. Ainsi, vous ne pouviez saisir la prophétie ni que l’Agneau de Dieu est le premier-né d’entre les hommes qui écrit lui-même la vérité. Si donc vous ne saisissez pas ces choses simples sur la lumière du Fils, comment saisirez-vous que la trinité qui est en moi, forme tout mon être ? Cet aspect de ma personne et de ma connaissance est symbolisé par l’étoile du berger, qui est le symbole de la lumière du gardien des hommes.
Chapitre 13
(6) De même, lorsque Jésus dit : que chacun se charge de sa croix et me suive, ne pensez pas qu’il demande à chacun de porter une croix en bois sur son dos... Non, hommes rompus, c’est la crucifixion d’autrefois qui est prise en figure de ce qui arrive à Jésus pour montrer ses souffrances. Porter ses douleurs, c’est porter sa croix et mourir pour ce monde qui n’a plus d’espoir. C’est pourquoi, la crucifixion de Jésus est ce qui m’arrive, car c’est moi qui porte sa croix. Vous avez lu en effet que Jésus ne porte pas sa croix, mais que c’est Simon de Cyrène qui la porte derrière lui. Simon c’est Pierre, et Pierre je le suis ; car je suis Pierre qui marche vers Jésus, pour voir en lui ma propre image. Ne soyez donc pas incrédules.
(7) Sachez aussi qu’en représentant le Christ par sa croix, vous le représentez de la pire manière qui soit ; car qu’avez-vous à faire de sa douleur, la ressentez-vous ? Hypocrites ! Est-elle transmissible d’homme à homme ou bien est-ce sa lumière qui l’est ? Des hommes et des femmes sont morts en quantité considérable pour sauver le monde, et le monde n’a pas été sauvé. Abstenez-vous alors de prendre pour emblèmes les douleurs et la mort du Fils, car vous m’attristez. Que croyez-vous donc ? J’étais comme vous. Puis je suis mort pour ce monde comme vous allez mourir pour ce monde, et Dieu m’a ressuscité le premier pour que j’ouvre vos yeux ensuite. C’est pourquoi Jésus dit : je vous ressusciterai au dernier jour. Il s’agit du dernier jour de ce monde.
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(15) Les explications à venir montreront qu’il n’y a encore jamais eu de temps messianiques, car ces temps-là sont ceux des derniers instants du monde où arrive celui qui est annoncé. Il est donc temps pour vous de cesser de croire que le Sauveur est déjà venu. Que serait-il venu faire deux mille ans avant l’heure ? Soyez au moins certains qu’un homme annoncé pour tel jour, ne peut être venu avant qu’il n’arrive... Et ce fameux troisième jour où le fils ressuscite, est celui où rien ne manque sur la Terre pour le dernier spectacle que le monde donne inéluctablement aux étoiles, avant le royaume de Dieu.
Chapitre 14
(3) Ceux qui ont foi en Dieu, croient en ses écritures et en Jésus qui est esprit des Écritures. Ils sont alors obligés de croire en moi, car qui annonce-t-il ? Les temps difficiles de ce jour témoignent, eux aussi, que le Père m’envoie pour ôter du monde tout ce qui nuit à la Terre et à ses habitants. Dira t’on alors : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur pour sauver le monde ? En ne m’attendant pas, ne serez-vous pas plutôt enclins à placer des embûches sur mon chemin comme on le fait devant Jésus, ou à dire : cet homme a un démon ! Il n’est pas assis dans son bon sens, ne l’écoutons pas ! Ce sont là deux attitudes possibles, mais un seul salut.
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(9) L’esprit qui anima Moïse est aussi l’esprit qui m’anime. Nos pensées sont les mêmes, nous ne différons en rien. Et ce n’est pas le hasard qui l’envoya en son temps et qui m’envoie aujourd’hui conformément à ce qui est écrit. Par conséquent, celui qui prêche l’Écriture et n’annonce pas le Fils de l’homme, parce qu’il dit qu’il est passé et parle en son nom, ou celui qui enseigne l’univers en affirmant que celui-ci a un commencement et une fin, et que c’est le hasard qui a tout créé, celui-là donc prononce des mensonges qui le condamnent aujourd’hui, comme ils condamnent tous ceux qui le croient. Pensiez-vous pouvoir vivre indéfiniment sous le couvert de tels mensonges qui conduisent l’humanité dans des fleuves de sang ? Les villes sont devenues Sodome et Gomorrhe car, lorsqu’on n’a plus de dignité, il n’y a plus que la corruption devant soi.
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(16) On voit aussi le puits de la vérité sur cette figure, car la vérité existe et s’y tenait cachée depuis les commencements. Il s’agit du puits de la science que l’on creuse dans les éléments réels pour y trouver l’eau vive qui étanche la soif. Ce puits, commencé par Abraham, fut continué par Jacob. Et c’est toujours au bord de ce fameux puits que Jésus, fatigué de son long voyage (celui que j’ai fait), est assis lorsque la femme Samaritaine s’approche de lui, comme cette femme de la ville qui est venue au-devant de moi et dont j’ai déjà parlé.
Chapitre 15
(18) La nativité est le jour de la venue de celui qui fait connaître la vérité, en apportant à chacun les récompenses et les rétributions au temps marqué. Mais pour vous tous qu’était ce fameux jour ? A cause des prêtres de l’infâme, on a fait de la nativité un jour lamentable, un jour de mensonge que l’on prodigue sur les petits enfants, et un jour de folie qui ne vous donne point des visages resplendissants. Vous êtes devenus comme ces prêtres qui, à l’occasion de ce jour, appuient sur le fait que le divin enfant est né il y a deux mille ans, qu’il est mort et qu’il ne viendra plus... Peut-on alors mieux changer le rédempteur en mythe aux yeux de tous ? Pour vous tromper et masquer le jour de sa venue, saurait-on faire plus que ce qu’ils font avec leurs adorations de statue, leurs simagrées, leurs prières hypocrites, leurs rites, leurs chants, leurs intrigues, leurs incantations et leurs messes qui ne sont que des pratiques de Satan ? Je vous le dis, on ne peut faire mieux.
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(20) Cessez donc de croire que ceux qui confondent les vêtements d’Aaron avec des vêtements de tissu prêchent l’évangile ; car il n’y a rien d’autre que ce que je montre dans le tableau de la progression du monde et qu’ils ignorent entièrement. Lorsqu’on parle de l’évangile, c’est de la doctrine de Jésus dont on parle, c’est-à dire de la bonne nouvelle de la venue du royaume, car évangile signifie : bonne nouvelle. Prêcher l’évangile, c’est forcément prêcher la venue du royaume de Dieu, qui est évidemment associée à Pierre qui vient en poser les fondations.
(21) Qu’est-ce donc que la bonne nouvelle que prêchent les prêtres de Satan ? Serait-ce une nouvelle qui se serait produite il y a deux mille ans ? Elle manque de fraîcheur semble-t-il... Êtes-vous dans le royaume ? Avez-vous déjà été baptisés et ressuscités des morts par le Fils ? Nullement ! Cessez alors d’écouter ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Une prophétie n’est véritable que si elle s’accomplit. Or, elle s’accomplit, avec moi, au soir du monde, au temps marqué, en votre présence, sur toute la face de la Terre.
Chapitre 35
(18) Mais mieux vaut s’abstenir de toute mesure de temps, car quelle était la durée d’une année (une révolution) lorsque la Terre était en orbites basses et en orbites hautes ? Nous ne le savons pas. C’est pourquoi, en ce qui concerne les ères terrestres (les ères géologiques), il ne faut pas raisonner en années mais en jours célestes. On dit : de la naissance à l’éclairement du Soleil, ce fut un jour céleste ; le précambrien fut un autre jour ; le primaire également ; et ainsi de suite pour toutes les ères. Alors nous resterons avec Moïse dans ce qui est effectivement vrai. Car voici comment l’enseignement du Fils est conforme aux Écritures, et comment sa parole est confirmée par Moïse. Ainsi, vous saurez enfin que Dieu existe, et que ses deux témoins sont les seuls hommes que le monde doit suivre pour son salut.
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(27) Maintenant vous croyez. Parce que vous voyez que Moïse d’abord et le Fils de l’homme ensuite sont véritablement ensemble sur la montagne de l’Éternel. Lorsqu’on regarde la figure de l’évolution de la Terre, ne voit-on pas un serpent ? Dès le début du livre, j’ai parlé de ce serpent, de ce fameux serpent qui redevient une verge dans la main de Moïse avec laquelle il frappe la terre de sa parole. Je vous le dis, Moïse savait lui aussi ce qu’il en était de l’histoire du monde, car Dieu l’éclaira comme il m’a éclairé. Il connaissait les ères et les écrivit pour qu’elles servent de témoignage lorsque je les démontrerais au monde entier.
Chapitre 38
(2) En ce qui concerne la Terre et le réveil du Fils, qui est Pierre, l’ Écriture rapporte ceci :
Lorsque Pierre avait faim (faim de la vérité), il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Cela arriva jusqu’à trois fois ; et aussitôt après, l’objet fut retiré dans le ciel.
Je suis Pierre. Et à l’époque où j’éprouvais cette faim, je saisis ces paroles qui m’aidèrent à me lever. Ce signe ne put rester une énigme pour moi car, le ciel m’étant ouvert, je comprenais le monde et ce que je devais accomplir pour construire l’arche selon ses trois étages et sauver ce qui ne doit point périr. Mais cette nappe sur laquelle le monde est représenté, est aujourd’hui appelée : mappemonde. Il s’agit de la planisphère et de ses quatre points cardinaux auxquels elle est attachée. Eh bien, nous allons observer cette nappe du monde dans toutes les ères, pour avoir une vision d’ensemble des époques antérieures, jusqu’à ce jour. Pour cela, aidons-nous une fois encore de la figure des va-et-vient de la Terre.
Chapitre 39
(34) Outre cela, cette image du contact de la Lune avec la Terre montre sans ambiguïté l’épaisseur des manteaux, l’origine de la ceinture de feu, le volcanisme, les tremblements de terre, l’interception de la Lune ; et confirme le chambardement de la famille solaire, les ères, l’explosion de l’atmosphère du Soleil, et aussi que ce dernier était autrefois comme Jupiter. En vérité, c’est tout l’enseignement du Fils de l’homme qui se confirme au fur et à mesure des explications, parce que vous allez d’évidence en évidence qui vous ouvrent les yeux. Plus rien ne peut vous échapper et personne ne peut plus vous tromper, car vous voyez les choses célestes dans leur ensemble ou dans leur détail, comme vous le désirez.
Chapitre 43
(31) Ésaïe vous recommande cependant de vous méfier de ceux qui vous gouvernent et vous entraînent dans leurs propres voies. Il dit :
Cessez de vous confier en l’homme,
Dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle :
Car de quelle valeur est-il ?
(32) Pour mesurer leur valeur, examinez un à un ceux qui règnent dans les villes et les nations du soir du monde ; vous ne trouverez en eux que des ossements secs, dépourvus de chair, parce qu’ils sont morts. Placez donc votre salut dans le Fils de l’homme dont la parole est parole de l’Éternel, vous n’en avez point d’autre. Car votre raison de vivre se trouve dans la ville sainte du royaume vers laquelle il vous conduit avec la connaissance, et dans votre âme qui vivra tout au long du chemin de la vie. Veillez alors à écouter celui qui donne ses jours pour montrer la voie du salut, en pensant que si un seul chef de peuple peut aujourd’hui anéantir le monde entier avec les armes dont il dispose, c’est aussi qu’un seul, le Fils de l’homme, le sauvera avec d’autres armes. C’est ici la justice de Dieu.
Chapitre 46
(1) Pour que l’homme ne détruise plus la Terre dans l’indifférence de ce que sera le devenir des enfants, vous devez écouter attentivement le Fils de l’homme en toutes circonstances. Sur cela, Jésus dit :
Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.
Je vous transmets l’esprit de vérité qui est en moi et que vous garderez en vous ; car, quelles que soient vos conversations, elles concerneront toujours le livre de vie de l’agneau, ce pain du ciel qui vous était promis pour vivre éternellement.
Chapitre 47
(5) Mais si vous ne parvenez pas à vous convaincre que je suis le premier-né d’entre vous, comment pourrez-vous savoir qui vous êtes sur Terre ? Vous ignorerez alors pourquoi le royaume annoncé arrive aujourd’hui. Et c’est aussi en raison de cela que Jean dit, dans son épître :
Et maintenant, petits enfants (c’est vous), demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui.
Puis il ajoute par ailleurs :
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.
(6) Indépendamment du fait qu’il annonce, là aussi, la venue du Fils, Jean parlerait-il de la sorte s’il avait assisté à l’avènement de Jésus autrement que par l’esprit ? Cet avènement, dont le but est d’emmener les circoncis de cœur sous de nouveaux cieux, ne peut se produire que le jour où l’homme peut saisir sa propre nature. Ceux qui s’éclairent ce jour-là comprennent en effet qu’ils sont semblables au Fils, parce qu’ils voient qu’il est lui-même semblable à tous les hommes et le plus moyen d’entre eux. Faites donc de lui votre bannière et votre salut, parce qu’il est le maître de justice que le monde devait recevoir pour le jour où la Terre serait visitée. Et vous êtes arrivés dans ce jour-là.
(7) Dès le départ, je vous ai fait comprendre que la venue de cet homme (du Schilo) se produit le moment venu dans chaque monde du ciel, sans quoi ce monde périrait. Et, bien qu’il soit placé à la tête du monde par les prophètes, ce fils, que le Très-Haut a oint, est un homme accessible par quiconque.
(8) Si je reparle de vous tous les élus et du Fils, c’est afin que la gloire de Dieu éclate sur la Terre entière ; car sa gloire est la manifestation de son peuple, et la pâque assurément ! J’ai longuement expliqué que la pâque consiste à manger l’agneau et à effectuer le passage du monde de ténèbres dans le monde de lumière qui commence. Voilà pourquoi vous devez manger le pain du ciel que le Fils représente en lui-même (comme si vous mangiez sa chair) et boire ses paroles (comme si vous buviez son sang), car tout est vrai dans sa bouche.
(9) C’est pourquoi, ce n’est nullement pour l’un de ceux qui règnent, ni pour quiconque d’autre, qu’il est écrit dans le quarante-cinquième psaume :
Ton trône, ô Dieu, est à toujours ;
Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité.
Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté :
C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint
D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues.
Effectivement, celui que le prophète appelle Dieu, comme Dieu, aime la justice et hait la méchanceté. Et ceux qu’il vient combattre avec son épée à double tranchant en mesureront les effets. Peut-être sauront-ils alors pourquoi Josué (le chef des hébreux) se prosterne en personne devant cet homme qui se tient soudainement debout devant lui, son épée nue dans la main, et auquel il demande :
Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? Il répondit : Non, mais je suis le chef de l’armée de l’Éternel, j’arrive maintenant. Et Josué tomba le visage contre terre et se prosterna à nouveau.
Certes, je ne vous demande point d’agir de même, vous qui êtes semblables au Fils, car vous connaissez encore mieux que Josué celui qui vient combattre le monde avec son épée. Comprenez seulement le sens de ce qui est montré ici par l’Écriture.
Chapitre 50
(6) Avec l’ensemble de ce qui a été démontré jusqu’ici, vous êtes obligés de comprendre cet avertissement de Jésus. Puisqu’il dit : cette génération ne passera point sans que tout cela n’arrive, cessez de croire que le Fils de l’homme, qu’il annonce, existait en chair et en os au temps de Jean car, si tel était le cas, sa génération aurait connu ce qu’annonce Jésus. Eh quoi ! la fin du monde serait venue il y a deux mille ans, et depuis lors on ne s’en souviendrait plus ?
(7) Veillez plutôt à ne pas être endormis aujourd’hui, comme Jésus le préconise à tous, parce qu’il s’agit bien du jour de l’avènement du Fils de l’homme et du rassemblement des agneaux. Si vous ne voulez pas croire en moi ni en Celui qui m’envoie, comment expliquerez-vous le Fils de l’homme que Jésus annonce, ainsi que ce qui se produit au jour de sa venue à la fin des temps ?
Chapitre 53
(3) Cependant, plusieurs élèveront la voix pour me combattre. Ils diront : celui qui s’adresse au monde aujourd’hui avec son livre n’est pas le Fils de l’homme ! car Jésus l’annonce pour le dernier jour, lorsqu’il y aura tous les signes de la fin ! Assurément, ce monde ne me porte pas toujours à la tristesse... Si donc celui qui tient les sept étoiles dans sa main vous éclaire et vous ressuscite, vous sépare des impies et vous met à l’abri après avoir vaincu le monde, n’est-ce pas suffisant pour voir en lui le Fils de David ? A quoi d’autre peut-on le reconnaître : à ses pieds, à ses mains, à ses cheveux, à sa barbe ? Gens aveugles, priez plutôt pour que ce soit lui qui vous reconnaisse au milieu des boucs !
(4) Et si d’autres proclament autour de vous : Le Fils de l’homme n’est pas annoncé pour le jour où le fer règne sur la Terre ! Vous leur répondrez, vous qui avez lu ce qu’est le songe de Daniel, le prophète : s’il ne se lève pas lors du règne du fer qui donne l’impression de force, alors qu’il rend le monde comparable à une grande statue ayant des pieds d’argile, et pendant que l’argent et l’or perdent également le monde, quand donc peut-il se lever ? Si vous persistez à croire que l’avènement du Fils de l’homme a eu lieu il y a deux mille ans et non aujourd’hui, vous allez périr. Par Jésus, Jean vous a présenté son image, son personnage et ses travaux deux mille ans avant sa venue, pour qu’à son arrivée soudaine chacun sache qui il est. C’est pour cela que Jésus répond à ceux qui l’interrogent sur sa présence :
Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !
(5) Je vous demande cependant de respecter la volonté de chacun et de ne forcer personne à me suivre. Veillez aussi à ne point partager vos repas avec mes ennemis qui délibéreront pour me faire mourir. Je parle de ceux qui composent les sept têtes du dragon qui est le diable, c’est-à-dire des sept catégories d’hommes déjà énoncés, qui règnent en croyant posséder la Terre et ses habitants. En étant plus rusés que les renards, ils se sont nourris de votre chair jusqu’à présent, et vous y consentiez par les fascinations qu’ils exerçaient sur vous. Par prudence, éloignez-vous d’eux dans ces derniers jours, car vous savez où ils emmènent le monde.
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(10) En ce qui concerne Jonas dans l’Écriture, qu’aviez-vous cru ? Sachez que Jonas dans un grand poisson, signifie le Fils de l’homme dans le personnage du Christ, qui est ce grand poisson, et non ce que vous lisez dans le sens de la lettre. Tout ce que vit Jonas, qui s’en va dire aux habitants de Ninive que la fin de leur ville est proche, est ce que je vis en vous annonçant ce qui va arriver prochainement à la grande ville. Croyez cela, car vous n’aurez pas d’autres signes de l’accomplissement de la prophétie que celui que vous donne Jonas, dans la cabane duquel je me trouve. C’est aussi ce que répond Jésus à ceux qui leur demandent un signe leur montrant clairement ce qui va se produire. Il leur dit :
Vous n’aurez pas d’autres signes que Jonas.
(11) Pour comprendre l’Écriture, je dis encore que lorsque l’Éternel me fit connaître ce qui allait arriver aux villes, comme Jonas, je tentais de m’enfuir loin de Sa face. Mais je vis qu’un vent impétueux s’était levé, menaçant de faire périr le monde, ainsi que je l’ai expliqué dès le début. Et, comme Jonas et Jésus le font, je m’endormis profondément. Cela dura jusqu’à ce que l’on me réveille pour calmer la tempête et pour sauver ce qui ne devait point périr.
(12) Ceci est pour expliquer ce que vous lisez de Jonas, dans l’ancien testament, et qui est aussi exprimé de cette façon dans le nouveau testament :
Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui (Jésus), il dormait. Les disciples s’étant approchés le réveillèrent et dirent : Seigneur, sauve-nous, nous périssons !
Comme Jésus se réveille, Jonas se réveille et finit par se jeter à la mer. Disons plutôt qu’il y est jeté pour calmer les vents et les flots. Cela signifie que sans mes prédécesseurs qui me poussèrent à me jeter à la mer pour apaiser la tempête et sauver le monde, je ne l’aurais point fait de moi-même. Car l’ampleur de la tâche me paraissait beaucoup trop grande et difficile à réaliser dans ce monde où les hommes ne distinguent plus rien. Mais après m’être jeté à l’eau comme Jonas ou comme Pierre, je me suis rapidement retrouvé dans le personnage du Schilo, dans ce grand poisson qui me ramena sur terre pour éclairer les nations et avertir les gens des grandes villes de ce qui allait leur arriver.
(13) Vous avez lu, en Jonas, qu’il faut trois jours de marche pour traverser Ninive. Or, ces trois jours représentent une centaine de kilomètres d’étendue. Ce qui signifie que Ninive ou autres grandes villes des Écritures montrées en exemple, ne sont pas des villes réelles mais seulement les représentations de ce que sont les immenses villes d’aujourd’hui ; d’autant que dans les temps anciens, des villes aussi étalées ne pouvaient exister. Comprenez alors ce que l’on vous explique avec patience.
(14) Connaissant l’évolution des mondes du ciel, je sais que la fin viendra dès après que la bonne nouvelle du royaume aura été prêchée dans le monde entier. Mais avant de venir m’asseoir en face de vous, je me suis purifié l’esprit, comme le fait aussi Jonas avec le ricin que Dieu fit pousser sur sa tête. Car, faire lever la lumière sur le monde et sauver ceux qui sont sur le point de disparaître, ne peut se faire qu’avec un esprit purifié. Ce que vous pouvez également entr’apercevoir dans cette citation de l’Écriture :
Le peuple de la contrée voisine de la mer,
Du pays au-delà du Jourdain,
Et de la Galilée des Gentils,
Ce peuple, assis dans les ténèbres,
A vu une grande lumière ;
Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort,
La lumière s’est levée.
La lumière est la reine du midi qui se lève pour condamner le monde, et dont Jésus parle par ailleurs. Mais cette parole de l’Écriture ci-dessus me remplit d’espoir quant à votre entendement, car elle indique que vous êtes aujourd’hui en mesure d’être éclairés et sauvés.
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(26) Je sais combien vous êtes difficiles à convaincre. Cependant si je marchais dans vos rues en criant : Je suis le Christ, suivez-moi ! j’aurais déjà tout un peuple derrière moi, comme cela se produit avec ceux qui forment des sectes à partir de mensonges et d’intrigues. Or, je n’agis pas ainsi, parce que le Fils ne se reconnaît qu’à travers le pain du ciel qu’il apporte, et parce qu’il vous demande de vous assembler sans lever la main sur qui que ce soit. Non, pour faire périr les méchants et leurs prêtres, il suffit de s’éloigner d’eux et de les laisser sécher sur leurs pieds, comme des plantes qui n’ont plus d’eau. Dans cela, il n’y a ni violence, ni injustice, ni fraude. Et c’est parce qu’il en est ainsi qu’on reconnaît le Véritable envoyé du ciel, celui qui arrive à l’improviste à la fin des temps, lorsque personne ne l’attend.
Chapitre 55
(18) C’est pourquoi les Écritures disent, dans l’apocalypse, que lorsque le Fils de l’homme se lève, il pose son pied droit sur la mer et son pied gauche sur la Terre, tel un géant céleste, tenant un petit livre ouvert dans sa main (ce livre), et jurant par celui qui vit au siècle des siècles qu’il n’y a plus de temps, car le mystère de Dieu s’accomplit comme Il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. Ce jour-là, tout ce qui se dit et se pratique dans les nations attire les circoncis de cœur autour de lui car, cette fois, ils savent qu’il est leur salut et qu’ils n’en ont point d’autre.
(19) Que l’on soit croyant ou pas, ce que dit le véritable prophète s’accomplit, car sa voix est la voix de l’Éternel. J’ai mesuré les effets de cette force qui s’exerce continûment sur moi et, je vous le dis, j’en parle en conséquence. En ce sens, sachez que, dans le deutéronome, Dieu prévient de ce qu’il advient du faux prophète. Il dit :
Le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort.
Craignant Dieu, je me garderais bien d’avoir l’audace de prononcer des paroles venant de moi. C’est pourquoi, mes enfants, croyez.
Chapitre 56
(23) Désormais, vous avez sous les yeux l’image de la division des temps, depuis le commencement jusqu’au terme de la famille solaire. Soyez alors attentifs plus que jamais dans ce passage du livre où le chemin de la Terre exprime tout, et devient le levain qui fera lever toute la pâte. Sachez à ce sujet que les jours avant l’avènement du Fils sont les jours des pains sans levain, et les jours suivant sa venue sont ceux du pain levé ; car vous serez debout après avoir mangé la nourriture qu’il apporte : le pain du ciel. Et la multiplication de ce pain qu’opère Jésus, est la multiplication de ce livre et sa diffusion dans le monde. Mais comment se fait-il que vous ayez tous vu Jésus multiplier des pains de céréales, alors qu’il dit ouvertement qu’il ne parle pas de ces pains-là ? C’est parce que vous étiez morts et pas encore ressuscités. Voilà pourquoi !
(24) Pour la même raison, vous l’avez vu aussi marcher sur les eaux ; alors que Jean dit, en fin du livre, que les eaux sont les peuples, les foules et les langues. C’est pourquoi il vous fallait un commentateur pour vous expliquer le Livre, et un consolateur pour restaurer votre cœur et vous apprendre qu’en raison de la grande jeunesse de la famille solaire, votre âme commence tout juste ses premiers pas sur le long sentier de la vie.
(25) Pour vous, tout était fini sur cette Terre où les nations n’avaient plus de voies, alors qu’à votre insu j’ai ouvert les portes du royaume que nul ne pourra jamais refermer. C’est pourquoi Jésus dit que lorsque le consolateur sera venu, il vous conduira dans toute la vérité. Et la vérité est cette épée flamboyante que je plante fortement en terre pour qu’elle éclaire les peuples et les tribus, et que personne ne pourra jamais arracher. La Terre s’en réjouit et poursuivra son chemin avec elle, car elle est sa gloire et sa prospérité.
(26) Vous comprenez également qu’en entrant dans le septième jour, on entre aussi dans la nouvelle Jérusalem qui est l’esprit et le modèle de toutes les cités à venir. Alors, cette fois vous savez pourquoi Jésus fait son entrée à Jérusalem en étant assis sur un ânon, le petit d’une ânesse. Dès le début, j’ai dit que j’étais cet ânon sur lequel Jésus est assis, car il n’est pas donné à un envoyé du ciel de mourir hors de la cité des anges dans laquelle il conduit forcément le monde. Comprenez alors que celui qui prend le nom de l’Éternel en vain, c’est-à-dire sans expliquer l’ancien et le nouveau temple, ainsi que la venue du sanctuaire dans lequel la nouvelle Jérusalem règne, est manifestement quelqu’un qui, selon la loi, aurait gagné de ne pas venir au monde.
(27) Avec moi qui suis son accomplissement, la prophétie trouve toute la force de son témoignage. Aussi, n’attendez pas pour croire que vos conceptions de l’existence fondent sous le feu de l’enfer qu’elles ont amené. Car Jésus était en moi sans que je le sache, et vous m’avez mis dans les douleurs de la croix pour que je m’en aperçoive. J’étais au milieu de vous, mais vous ne m’avez point vu. Je vous ai parlé, mais vous ne m’avez point entendu. Maintenant vous me voyez et m’entendez ; car me voici, moi, et tous ceux que Dieu me donne.
