Ceci est une vision personnelle de la suite des temps et, bien que fort proche de la réalité sous différents aspects, ne signifie en rien une totale exactitude. Pour avoir une connaissance parfaite du monde à venir, lisez le livre de vie.
De nombreuses années se sont déjà écoulées, depuis ces jours tragiques qui ont laissée la Terre dans le deuil et sans habitants. Combien se souviennent encore aujourd'hui, de cette effroyable période que connu l'humanité ? Nous avons pris soin de conserver le livre de vie et les ouvrages des prophètes qui ont précédés la venue du Fils de l'homme, pour que cela serve de témoignage aux générations futures. Nous avons également réalisés plusieurs exposés retraçant le cheminement du premier monde et des abominations qu'il s'y commettait. Cependant, les nombreuses ruines restantes de l'ancienne civilisation suffisent à révéler la démence culturelle dont se glorifiaient les directeurs des peuples jadis.
Marqué par la folie, la terreur et l'iniquité qui régnait en cette époque, je n'en ait point gardé un souvenir périssable. Les hommes, ils ne se sont point détournés de leurs oeuvres, bien qu'il leur apparut qu'elles étaient mauvaises. Ne pouvaient-ils pas en mesurer les conséquences ? Avertis, ils n'ont pas écoutés le messager. Ne savaient-ils pas que leur monde avançait chaque instant qui passe vers sa fin ? J'y étais, moi, je sais qu'elles étaient leurs pensées et je sais qu'elles étaient vaines.
Ils marchaient et couraient car ont leur avait dit d'agir ainsi, ils ne faisaient qu'obéir, se soumettre, sans penser qu'ils ne marchaient pas droit et qu'en courant trop vite, ils tomberaient. Pouvaient-ils agir autrement ? Il leur suffisait de prendre conscience et de patienter mais, ils n'en ont point étés capables et ne l'ont point voulus. Leur salut, ils le plaçaient dans des hommes trompeurs et vides de bienveillance, comparables à des tombeaux et derrières lesquels ils se cachaient. Quand un souffle remontait d'un des tombeaux, cela engendrait des tempêtes. D'autres plaçaient leur salut dans des fanatiques, vides d'esprit et de bons sens, morts et enterrés sept fois. Semblables à des sépulcres blanchis, il en remontait une odeur macabre et empoisonnée qui attirait les foules, rapidement étourdies, jusqu'à faire périr leurs esprits et leurs âmes. D'autres, ne plaçaient leur salut qu'en eux-mêmes. Et que sont-ils devenus ? Ils n'ont jamais existé, il n'en reste rien et jamais ils ne réapparaîtront.
Pour nous, ceci est déjà lointain, ce nouveau monde de liberté que nous avons commencés à bâtir avec la loi du ciel et qui est l'objet de notre joie a déjà pansé nos anciennes blessures. Nous avons retrouvés le respect pour la nature et ce qu'elle nous offre avec générosité, nous y prélevons seulement notre nécessaire. L'existence est paisible et chacun fait ce dont il a envie, en veillant toutefois à ne point déranger son prochain. Nous vivons fraternellement au rythme reposant des jours et des nuits dans de petites cités autonomes fondus dans le paysage où tous se connaissent et s'entraident pour avancer. Nous progressons ainsi rapidement dans la connaissance et le savoir-faire, épris de sentiments pour celui qui nous anime de son souffle et nous permet de contempler la beauté de l'existence.
Nous avons également bien avancés dans nos recherches, en ce qui concerne la maîtrise de l'aimant (l'électromagnétisme) qui est à la base de notre existence et qui permet de produire sans mauvaises conséquences toute l'énergie dont nous avons besoin. Je me souviens que nous cherchions compliqué dans nos débuts, alors qu'il existe des méthodes d'une grande simplicité.
Nos corps sont devenus plus robustes et la maladie progressivement inexistante, celles qui décimaient les peuples au soir du premier monde sont désormais antiques. Nous profitons de la vie et des enseignements que nous en tirons. Le bon sens va de soi et personne n'est asservis, nul ne reçoit d'ordres de quiconque, d'autant que nous avons supprimé toute forme de monnaie, cause de l'ancienne dévastation de la Terre. Chacun possède ce qui sort de ses mains et nul ne prive quiconque des bienfaits dont nous sommes entourés, mais chacun apporte au contraire son aide aux personnes qui, pour une raison ou une autre, peinent à subvenir à leurs besoins.
De nombreuses pensées me viennent à l'esprit en me remémorant ce que fut notre progression depuis les jours où nous sommes sortis du milieu des peuples pour échappés à la fin. Des pensées inexprimables en quelques mots. Me serais-je permis de croire il y a si longtemps, moi qui ne voyait en la vie que peine, tristesse et désespoir, si l'on m'avait dit qu'un tel monde était possible ? Voici, on me l'a dit et j'ai cru.
Je vais bientôt m'endormir, satisfait des écritures de mon âme. Je vais fermer les yeux et les rouvrirais dans une époque encore lointaine, dans ce monde d'anges qui aura encore bien progressé depuis lors. Mon prochain séjour sur la Terre sera bien plus long que ne le fut celui-ci, ce qui me permettra d'apprécier toujours plus l'existence.
A toujours et pour l'éternité, louer l'Eternel, car il a fait des oeuvres magnifiques sur toute la Terre....
Extraits du LIVRE DE VIE de l'Agneau :
> Chapitre 15, ph 28 à 30 <
La cité nouvelle
(28) Si vous avez foi en la parole de l’Éternel (les Écritures), vous avez foi en son fils qui montre l’évolution du monde par les Écritures. Je dis encore que la science des Écritures et la science de l’univers, sont une seule et même science qui conduit invariablement à la ville sainte (faite de trois parties) que tous les anges du ciel habitent sur leur planète respective. Je parle de la nouvelle Jérusalem que je fais descendre du ciel et vers laquelle je vous conduis, car il n’est pas donné à un prophète de mourir hors de Jérusalem. Et c’est aussi en cela qu’on distingue un prophète d’une sauterelle, parce que celui qui enseigne Dieu sans conduire le monde dans la ville sainte n’est nullement prophète. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
(29) Au reste, craindriez-vous de vivre libres comme l’air dans le sanctuaire ? C’est cela la bonne nouvelle, parce que le monde où j’emmène les enfants de la promesse, est un monde où il y a peu d’hommes et beaucoup d’animaux de toutes les espèces, et un monde bâti par des saints d’esprit. Ayant retrouvé la dignité et le bon sens, ils ne touchent plus à la Terre qui a changé sa face, mais partagent leur savoir pour former, avec leurs familles respectives, une cité de premier ordre subvenant à tous ses besoins. Il ne s’agit plus alors d’un monde mécanisé, ni d’un monde urbain d’un côté et d’un monde rural de l’autre ; il s’agit uniquement d’un monde composé de cités autonomes et souveraines, faites de ces trois parties :
La loi du ciel,
L’association des familles autour d’elle,
Et le milieu dans lequel la cité tire elle-même sa subsistance.
(30) Assurément, il s’agit là de l’église que Jésus bâtit sur Pierre, et qui est une communauté sur laquelle seul Dieu règne avec sa loi. Beaucoup s’écrieront alors : serait-ce là un retour en arrière ? Allons-nous devoir vivre comme vivaient nos ancêtres ? Si tel est le cas, ne suivons pas le Fils de l’homme, il nous emmène dans la misère ! Non, ce n’est pas un retour en arrière, car les ancêtres n’avaient pas la même loi dans tous les pays, ni les connaissances que vous avez acquises durant des millénaires d’expériences. Il s’agit au contraire d’une avancée certaine, d’autant que savoir ce qui ne doit plus exister est un acquis considérable permettant de discerner le bien et le mal. Ce qui oblige ensuite à vivre en harmonie avec la nature, sans condamner les générations à venir. Et sur toutes les terres du ciel où les mondes nous précèdent, il en est ainsi. Nous verrons tout cela. Mais pour l’instant patientez, tout sera raconté.
> Chapitre 44, ph 16 à 26 <
Le vieillissement
(16) Pour l’instant, au moment où nous entrons dans le royaume du Père, le Soleil et la Terre sont encore des enfants dans le ciel. Leur croissance s’effectuant rapidement, tout va très vite, et la durée de vie des êtres est courte. Mais quand nos astres termineront leur croissance et que l’activité solaire décroîtra, la vie des êtres sera alors beaucoup plus longue qu’elle ne l’est aujourd’hui. En effet, on sait maintenant que la vitesse de vie des êtres est dépendante de la vitesse du travail des astres. C’est pourquoi, ce n’est pas le temps qui a de l’effet sur nous mais la vitesse du travail des astres desquels nous dépendons, parce qu’en changeant continuellement les conditions d’existence des créatures, ce travail ne permet pas à celles-ci de durer indéfiniment. Nous comprenons ainsi que le vieillissement est dû au fait qu’un être ne peut suivre constamment ces continuels changements, sinon il demeurerait toujours.
(17) S’il n’y avait point de vieillissement, c’est-à-dire si nous vivions continûment avec un même corps, nous vivrions aussi sans douleur protectrice. Ce qui nous amène à penser que nous pourrions traverser un incendie sans dommage, faire tomber un rocher sur la tête de quelqu’un qui ne risquerait rien, et même dévaster la Terre jusqu’à la rendre lisse car, sans mort possible du corps, le châtiment serait inexistant. Si on ne vieillissait, on serait aussi sans jeunesse, sans désir, sans plaisir, sans mérite, sans intelligence, sans amour, sans joie ; car nous vivrions sans respect, sans justice, sans pardon, sans vaillance, sans discernement, sans opposition et sans ardeur, parce que les sens, l’appréciation et l’effort n’existeraient pas. Que serait donc cette espèce de vie forcée sans tout cela, et dans laquelle on ne pourrait évidemment ni rire ni pleurer ? Puisque la vie ne peut s’entendre ainsi, il va de soi que la mort du corps est nécessaire. Par conséquent, le vieillissement est aussi l’une des perfections de la vie. Il n’est pas un outrage ou un malheur, parce qu’au terme des jours, la mort interrompt les âmes qui sont sorties du mérite de subsister et permet aux autres de retrouver un corps sur le long chemin de la vie. Ceci est véritable et certain.
(18) Ces explications montrent encore qu’il n’y a aucune adaptation possible des êtres à des conditions de vie nouvelles par transformations continuelles de leur corps dans les siècles, sans quoi on vivrait éternellement par le corps en faisant fi du mérite d’exister. Dans ce cas, la loi et la moralité qui en découlent seraient inutiles. Il n’y aurait alors pas de jugement de l’âme par la loi, ni de récompense par la vie éternelle. Ce qui est inconcevable. Parce que sans moralité, c’est-à-dire sans sagesse ni retenue, le monde entier disparaîtrait et aurait déjà disparu.
La vie éternelle
(19) Aujourd’hui, chacun peut voir que les êtres sont toujours des corps finis, dont la durée de vie correspond seulement à un court moment de la vie des astres desquels ils descendent et qui changent en permanence. Il est par conséquent naturel et indispensable de vieillir pour qu’après la mort, l’âme méritante s’entoure d’un nouveau corps humain. La durée de cette deuxième vie correspondra encore à un moment de la vie de nos astres. Mais cette nouvelle existence, comme les suivantes, sera beaucoup plus longue que la précédente. Car la progression des astres et des âmes continuera à se faire tout au long du déplacement de la famille solaire.
(20) Si le vieillissement et la mort font peur aux hommes du soir du monde, c’est parce qu’ils ignorent la vérité sur la raison de vivre. La mort n’existe que dans l’imagination de ceux qui ne savent pas que l’âme est le fruit du vécu qui témoigne du mérite de poursuivre ou non son existence par des renaissances. Veillez donc au mensonge qui, étant irréel, écrit l’âme de faussetés qui la font sortir des choses vraies et, ainsi, de la grande spirale du chemin de la vie. C’est cela la mort et la seule qui soit car, pour l’âme écrite de vérités et d’actes favorables à l’existence, la mort n’existe pas plus que le temps. Où serait sa demeure ? La vie a des demeures, ce sont les corps des êtres. Mais puisque ceux-ci redeviennent un jour poussière, où la mort pourrait-elle habiter ? Dans les âmes ? Cela ne se peut, parce que l’âme est insensible sans un corps et traverse les âges dans l’inconscience, comme un livre indestructible pourrait le faire. Où donc la mort pourrait-elle loger : dans les cailloux, dans l’air, dans l’eau, par-dessus les nuages ? Sans demeure, elle ne peut avoir de réalité. L’intelligence vous est donnée pour que vous le compreniez.
(21) Par ailleurs, si la vie éternelle ne commence qu’après la mort du corps comme vous le croyez, alors qu’est-ce que la vie avant la mort ? Ce sont les prêtres de Satan qui vous font croire que la vie éternelle n’existe qu’après la mort, parce qu’ils aiment et vénèrent la mort. Quand on les regarde, ce n’est pas la vie mais la mort que l’on voit ! parce qu’ils la respectent, la transpirent, la suintent et en portent l’odeur. Ils se prosternent devant elle et la craignent, parce qu’ils sont ses fils. Elle est leur mère bien-aimée. Et ils incitent les hommes à la vénérer, à la craindre, à la respecter, et à placer leur salut en elle. Or, puisqu’ils l’aiment tant, qu’ils sachent que le Père la leur réserve pour demeure éternelle.
(22) Lorsqu’on se trouve au seuil de la mort, il est inutile de se tourner vers Dieu, car il est trop tard pour implorer ses faveurs. Il faut au contraire se consacrer à Lui tout au long des jours, en officiant dans le sens de Sa loi. Lorsqu’on respire en étant circoncis, on est déjà dans la vie éternelle. C’est pourquoi les prêtres qui prêchent l’inverse, en étant eux-mêmes des morts qui enterrent les morts, perdent les âmes des vivants. Il n’y a que celui qui pratique la religion du cœur qui a les faveurs du Père, vous ai-je dit et expliqué. Mais les prêtres de Satan vous font croire que, quoi qu’il ait fait durant ses jours, chaque homme est pardonné lorsqu’il meurt. Pour ces sépulcres, la mort est un pardon et non un jugement de l’âme, et un pardon qui efface tous les péchés, même ceux des plus infâmes meurtriers ! C’est pourquoi ce sont ces prêtres-là qu’il vous faut craindre, plus que les armes qui ne peuvent faire périr que les corps car, eux, font périr les âmes avec de tels mensonges ! Croyez cela mes enfants, c’est écrit par le doigt du fils de Dieu aujourd’hui, et par les prophètes avant lui.
(23) La vie est une et indivisible. Elle est générale et constante dans l’univers sans limites. Ce qui ne peut être le cas de la mort qui n’est que la cessation d’existence d’un corps ici ou là – La mort n’est pas le contraire de la vie, elle est le contraire de la naissance – C’est pourquoi elle est personnelle et locale. Et le passage de la vie à la mort s’effectue sans aucune douleur, comme lorsqu’on perd connaissance. On est là puis, l’instant d’après, on n’y est plus ! Mais, pour les circoncis de cœur, la mort n’est autre que le sommeil de leur âme qui se réveillera avec un nouveau corps d’homme dans les temps favorables et relatifs aux changements solaires que l’on a étudiés. C’est pourquoi l’Écriture dit, pour que cela serve de témoignage, que quiconque croit au Fils de l’homme a la vie éternelle. Cela, parce que celui qui croit est forcément saint d’esprit. Il est un enfant de la promesse auquel la Terre appartient désormais et pour toujours.
(24) Il est également nécessaire de savoir que c’est l’enrichissement journalier des écritures de l’âme qui fait apprécier toujours plus grandement l’existence. Pour mieux le saisir, pensez que si la vie dans l’univers de Dieu est mille, vous êtes aujourd’hui, avec ce premier monde, dans le un de ce nombre. Votre âme atteindra mille en arrivant au cœur de la Roue. Cette comparaison est pour vous permettre d’apprécier la vie éternelle, qu’il ne faut jamais dissocier des astres desquels on dépend ni du mérite de poursuivre sa vie. Sans cela, vous ne la saisiriez pas, et votre désir de vivre s’estomperait. Alors vous péririez.
(25) Vous dites : Toute naissance annonce une mort ! Et moi je vous réponds que seul le corps vieillit et passe, l’âme ne le fait point. Pensez plutôt que quand vous venez au monde vous entrez dans la vie éternelle, mais que vous pouvez en sortir selon ce que vous faites. Ce qui est parfait, car il n’y a de place sur cette Terre que pour les justes et les méritants. Dieu crée toujours beaucoup, pour qu’il ne reste que le meilleur, c’est-à-dire l’utile et le parfait. C’est pourquoi il y a beaucoup de monde dans ce changement de siècle et, parmi eux, beaucoup d’appelés et peu d’élus.
(26) Que toutes ces choses ensemble vous permettent enfin de saisir que la connaissance acquise au fur et à mesure de notre existence, n’est pas pour montrer que nous naissons pour mourir, mais pour vivre éternellement. Cet accroissement de connaissance permet de se doter du Saint-Esprit pour vivre avec l’âme tout ce qu’offre le long chemin de vie.
Le commandement de Dieu, ce n’est pas la mort, c’est la vie éternelle, dit Jésus.
Or, quiconque peut acquérir cette vie, par la circoncision du cœur et par élévation. S’élever, c’est ce que vous faites en me suivant et en comprenant les œuvres de l’Éternel, et notamment l’activité électromagnétique avec laquelle tout existe dans le ciel et sur la Terre, jusqu’à l’homme. Il est donc aisé de s’élever et d’atteindre la connaissance avec laquelle on ne peut plus s’aventurer dans ce qui fait périr.
> Chapitre 60, ph 2 à 11 <
Le bonheur des élus de Dieu
(2) Par la connaissance, vous êtes désormais éclairés et élevés sur les hautes cimes. La nouvelle cité, dans laquelle vous allez vivre, apparaît comme si nous la contemplions depuis le sommet d’une montagne au pied de laquelle elle se serait formée. Observons alors ces fruits de la connaissance sur la Terre où la mer humaine a disparu, et où tout est redevenu pur et semblable aux origines du monde.
(3) On voit d’abord qu’il s’agit d’une cité de premier ordre qui se fond dans la nature et dans laquelle les gens sont heureux de vivre. Étant libres, rien ne leur fait peur si ce n’est le bruit des violents orages, rien n’occasionne de troubles ni ne salit les tuniques, et rien ne dégrade les visages et les pensées. Les mères n’enfantent plus dans la crainte de voir périr leurs enfants sous leurs yeux. Les pères ont retrouvé le cœur de leur enfant, et les enfants le cœur de leur père. La jeunesse ou la vieillesse ne sont plus des catégories de personnes qui s’affrontent. Et plus personne ne craint de vieillir et de mourir.
(4) Ici, dans ce monde de paix, nul n’est surmené. La grave maladie n’existe pas, car elle n’a plus de sources ni de champs où se répandre, plus de demeures ni ce qui l’entretenait. La famine, la servitude et l’emprisonnement sont ignorés dans le royaume où les anges ne reconnaissent d’autre autorité que celle du Très-Haut. Il n’y a plus de guerres, parce que chacun est libre comme l’oiseau et fait ce qu’il lui plaît. Il n’obéit qu’à Celui qui désormais gouverne le monde, car ici on se trouve sous le règne de Dieu.
(5) La ville sainte est un joyau, une étoile brillante posée sur le sol, de laquelle émane la gloire du Tout-Puissant. Nous l’admirons d’en haut, en comprenant que le Père ne réservait pas les ténèbres éternelles à ses élus, mais le plaisir de vivre libre, qu’il tenait caché pour ceux qui le méritent et accèdent à sa loi par élévation de l’esprit. Personne ne se lamente, car la vie du sanctuaire est le déroulement des jours paisibles. Elle est aussi l’air pur que l’on respire avec les senteurs, le lumignon que l’on éteint pour traverser tranquillement la nuit au milieu des siens, avec beaucoup d’autres choses encore qui écrivent le mot paix sur les paupières de ceux qui se reposent et sur la porte de leur maison.
(6) Par-delà le trait de séparation du monde de ténèbres du monde de lumière, les chefs des nations, les conquérants, les trafiquants, les militaires, les riches, les scientifiques et les religieux qui perdirent le monde ne sont plus, car l’hypocrisie et la vanité ont à jamais disparu. On parle de ce que fut leur règne cependant, pour essayer de garder le souvenir de leurs prétentions qui faisaient de la Terre un lieu d’effroi, une aire d’angoisse et des conditions abominables de survie pour tous ; et on s’efforce de s’imaginer ce que fut leur domination. Mais on a oublié leur visage, on ne connaît plus leur nom ni leur nation. Il n’y a plus aucune trace d’eux ni de ceux qui marchaient dans leurs voies. Déjà le souvenir de ce qu’ils furent s’estompe et, sans le livre de vie, on ne se rappellerait plus qu’ils ont existé.

(7) Les anciens racontent que le jour où les élus sortirent de leurs abris sur les montagnes où le Fils les avait assemblés, ils s’empressèrent de représenter sur le sol les trois parties de la ville sainte, ci-dessus, ressemblant au Soleil, et dirent : voilà ce que le fils du Très-Haut nous montrait inlassablement ! Voilà comment nous vivrons désormais pour que l’horreur ne se manifeste plus ! Et, cette fois, tous entendirent.
(8) Mais nous sommes encore de ce côté-ci mes enfants. Cependant, ce qui sera dans le royaume, qui vient avec ses lumières, ses joies, sa pureté, sa transparence et cette grande liberté pour tous, est bien réel. Lisez l’apocalypse où Jean explique la nouvelle Jérusalem, qu’il présente carrée et bâtie avec de grandes murailles pour montrer qu’elle est bien structurée et bien défendue. Cette ville des anges est bien là, à portée de main, pour le nouveau siècle. Et vous ne faites pas un songe.
(9) La connaissance de la vérité conduit forcément dans ce nouveau monde et à cette nouvelle cité. Et c’est pour qu’elle arrive au temps marqué, que Dieu annonça :
Je détruirai la sagesse des sages,
Et j’anéantirai l’intelligence des intelligents.
Et son fils unique lui répondit :
Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses (du royaume) aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.
(10) Souvent j’ai expliqué que seuls ceux qui ont gardé le cœur et l’esprit de leur jeunesse peuvent saisir le Fils et voir le royaume. C’est pourquoi ces paroles de Dieu et de Jésus montrent que les intelligents qui voulurent gouverner leur peuple et le monde, ne peuvent être admis.
(11) Seul l’homme manipulé et lié se referme sur lui-même. Mais quand Adam et Eve sont libres comme l’air, ils s’ouvrent à Dieu et se soumettent à lui de leur plein gré. Personne ne les force à agir ainsi, parce qu’avec leurs pensées débarrassées du mensonge, ils savent qu’aucun être n’est supérieur à eux.
